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Le désir
d’une présence carmélitaine en Afrique remonte au seizième siècle,
deux ans après la mort de Notre Mère Ste Thérèse. Après être arrivés
au royaume du Congo en 1584, les Pères Carmes envoyèrent une lettre à
la Mère Marie de St Joseph dans laquelle ils lui faisaient part du désir
d’une princesse, fille du roi du Congo, de devenir carmélite. Cette
jeune fille avait eu une vision de la Vierge Marie habillé en carmélite.
La nouvelle déclencha une ferveur missionnaire dans le milieu carmélitain
du Portugal et d’Espagne et plusieurs carmélites et carmes se proposèrent
de partir au Congo. Ces expéditions datent de 1582 jusqu'à 1588. Ces
premières tentatives ont abouti à un échec. La nouvelle expédition a
recommencé au 20ème siècle avec les Moniales et la première fondation
du Congo fut faite sur le plateau de Kabue dans la région du Kasaï, par
les Sœurs de nationalité belge :
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Trois
moniales de Montagne -La - Petite
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Une
moniale du Carmel de Liège
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Une
moniale du Carmel de Arch.
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Ces
cinq moniales ont débarqué au Congo en 1934 ; à leur tête il y avait
la sœur Charlotte du Cœur de Jésus, reconnue comme la fonda-
trice
du monastère de Kabue. A leur arrivé au Congo, elles furent accueillies
par monseigneur Auguste de Clerq, alors Vicaire apostolique du Haut - Kasaï.
Cette fondation fut inaugurée le 13 novembre 1934 avec la bénédiction
du monastère. Peu après la fondation, les vocations
carmélitaines
se sont manifestées, la première carmélite congolaise est entrée le 2
/2/ 1940, elle s'appelait Sœur Bilonda de l'Enfant Jésus.
Nos
moniales sont restées à Kabue pendant 50 ans, de 1934 à 1984 dans le
silence, le travail, et la contemplation. Après cette période, elles ont
connu beaucoup de difficultés pour vivre à Kabue, et surtout pour les
soins médicaux parce que certaines d’entre elles devenaient de plus en
plus âgées. C'est ainsi qu'en 1984 elles ont quitté Kabué pour
s'installer à Malole, un plateau situé aux environs de Kananga. Dans ce
milieu elles bénéficient de la présence de nos Pères Carmes de Kananga
I et de Kananga II.
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