Le Diocèse de Goma a pleuré Théophile, Patrick et Espérance
Une semaine après l’accident mortel qui a conduit vers la Maison du Père nos regrettés frères Théophile, Patrick et notre sœur Espérance, le diocèse de Goma a voulu en ce lundi 3 octobre 2011 célébrer une messe d’action de grâce à leur intention pour tous les bienfaits dont ils ont été bénéficiaires de la part de Dieu durant leur séjour ici sur terre. Les décès de Théophile, Patrick, Espérance et alii : Événement douloureux diocésain
Et pour présider cette eucharistie, le choix est tombé sur Monsieur l’Abbé Daniel Kitsa, membre du collège des consulteurs et représentant de l’évêque de Goma. Monseigneur Théophile Kaboy, absent du diocèse pour une noble cause. Dans la sacristie, une quinzaine de prêtres attendent déjà pour la concélébration. Comme on pouvait s’y attendre, la Paroisse Notre Dame du Carmel a été choisi comme cadre pour abriter cet événement diocésain. Et pour cause : c’est dans cette paroisse que le regretté Père Théophile a exercé son ministère de diaconat et a été ordonné prêtre. Il y a plus : c’est non loin de cette paroisse aussi que la sœur Espérance a passé une année du postulat. Soit dit en passant que les deux précités sont tous originaires du diocèse de Goma. La pluie : pas un empêchement pour écouter une parole de Vie
Il est 16 heures locales, heure prévue pour le début de la célébration. Soudain, une pluie généreuse s’abat sur la ville de Goma, signe qu’il pleuvait abondamment aussi dans les cœurs des chrétiens de Goma, tellement cette perte était lourde. Il faut dire que cette pluie n’a pas empêché les consacrés et une foule nombreuse des fidèles à répondre présent à cette célébration. Au bas de l’autel, on peut encore contempler les photos souvenirs du Père Théophile, du frère Patrick et de la sœur Espérance.
Les lectures choisies pour cette célébrations sont profondes : la première était tirée du livre de la sagesse, au troisième chapitre où l’auteur sacré a affermi la foi du peuple de Dieu en leur rassurant que l’épreuve de la vie présente est peu de chose auprès du bonheur éternel réservé après la mort à celles et ceux qui auront mis leur espoir en Dieu. C’est pourquoi la mort du juste n’est un malheur irrémédiable qu’en apparence. Par-delà l’épreuve, Dieu veut la vie. La quintessence de cette lecture est lumineuse et pleine d’espérance: La vie des justes est dans la main de Dieu. L’évangile, lui, était celui de Saint Jean au chapitre onzième qui parle de Jésus qui donne la vie à Lazare. Dans son homélie, l’Abbé Daniel a exhorté l’assemblée sur la Résurrection et la Vie. Il n’a pas oublié de souligner que le Fils de Dieu a voulu partager toutes les expériences de l’homme : comme nous, il a été frappé par le deuil ; comme nous, il a pleuré à la mort de son ami. Mais en lui, la confiance absolue envers le Père l’emporte sur la chagrin, et la merveille se produit : le mort revient à la vie. C’est la foi totale du Fils de Dieu qui sauve l’homme, a conclu le président de l’eucharistie.
Les mots de réconforts et les exemples à suivre pour les vivants
Elle semait la paix autour d’elle. Elle veillait sur la construction de la communauté en se donnant sans réserve. Elle avait un grand amour et un grand sens d’appartenance à la congrégation. Sa simplicité était remarquable, peu exigeante à tout point de vue. C’était une personne sur qui on pouvait compter. Elle était bonne, simple et mettait l’amour dans ce qu’elle faisait.
Voilà en quelques lignes télégraphiques, l’image qu’a laissée le Père Théophile à son compagnon de route et au peuple de Dieu de Goma qui l’ont côtoyé.
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