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Entre-Nous 2010 - 1 Directeur de la rédaction Père Daniel Taillieu, Carme - Missionnaire Rue de Chèvremont 96 B - 4051 Chèvremont www.ocdcongo.net Sommaire Mot du père Daniel Nouvelles de nos maisons ‑ Brazzaville ‑ Bukavu ‑ Chèvremont ‑ Goma La parole à nos moniales ‑ Gitega - Kigali - Malole Mot du Père Daniel Quoi de neuf pour ce deux mille neuf ? A la fin de l’année 2009: vraiment beaucoup de neuf. - A Brazzaville: nouvelle Procure des missions ‘Père Sebast Vanderstraeten’ - A Cimpunda (Bukavu): nouvelle paroisse. - A Gitega (au Burundi): premier Carmel féminin. - A Malole (Kananga): des jubilés. Quelques projets ont pu être réalisés grâce à l’action ‘Agriculture paysanne’. Pour trouver d’autres nouvelles très récentes, consultez: www.ocdcongo.net. Un tout grand merci pour vos aides et soutiens. A chacun, chacune de vous: nos meilleurs vœux pour une bonne et heureuse année 2010! Que le Seigneur vous donne pour cette année 2010 tout ce qui est bien pour votre vrai bonheur. Grâce à vous plusieurs projets ont été réalisés. D’autres projets attendent d’êtres soutenus. Merci d’avance. Nouvelles de nos maisons
Brazzaville Nous avons la joie de vous annoncer l’ouverture de la Procure des missions dénommée ‘Père Sebast Vanderstraeten’ située dans le quartier Mpila à Brazzaville. Son but est de continuer l’œuvre missionnaire carmélitaine du père Sebast et d’immortaliser sa figure en terre africaine. Il s’est battu à vos côtés pour implanter le Carmel de Kananga et pour former plusieurs carmes dont je suis membre. La Procure a 4 personnels qui sont: 1 Congolaise, 2 Belges et moi‑même. Nous vendons des articles religieux tels que: les médailles, les chapelets, les hosties, les vins de messe, les CD et DVD, les livres de prière et des livres publiés par des confrères
carmes. Nous vous prions d’être notre porte‑parole auprès de la famille du père Sebast pour leur implication dans cette œuvre initiée pour l’honorer. Parlez‑en à la province de Flandre pour soutenir d’une manière ou d’une autre. Merci pour votre contribution par l’envoi des chapelets, des médailles, des icônes des saints et autres via ma grande sœur Geneviève à Wandre en Belgique. Félicitation pour le bulletin Entre‑Nous qui ne cesse de parler de la Paroisse Notre Dame de Fatima. Que Dieu vous bénisse. Père Jean‑Marie Bukasa, ocd Bukavu Quoi de neuf pour ce deux mille neuf ? Après vingt ans de présence des carmes à la maison saint Jean de la Croix à Bukavu, il y a 3 maisons: Cimpunda, Karhale et Muhumba. 1° Les Carmes Déchaux à la Paroisse Notre Dame de Miséricorde à Cimpunda Depuis le mercredi 16 septembre 2009 les pères carmes desservent la paroisse Notre Dame de la Miséricorde de Cimpunda, dans l’archidiocèse de Bukavu. Ils sont trois à y être nommés : ‑ le père Michel Guttierez ‑ le père Jean‑Claude Kayembe - le père Olivier Salumu Cette paroisse fut fondée en 1973 par les Missionnaires d’Afrique. Les carmes seront la quatrième communauté à la desservir après les pères Xavériens et les diocésains. Pour l’instant, c’est la période de l’initiation et de l’insertion qui durera une année au maximum et est assurée par l’abbé Emmanuel Ruhuyi, curé de la paroisse. C’est après cette période que les carmes pourront prendre la relève. Huit messes en week‑end dont 5 à la paroisse et 3 dans les deux secteurs. Voilà ce qui constitue l’épine dorsale de la pastorale de la paroisse Notre Dame de la Miséricorde. A voir le nombre des fidèles qui viennent participer aux célébrations, il est facile à déceler que l’église est devenue étroite. Nombre de fidèles sont souvent obligés de suivre la messe en étant dehors. Un projet qui consistera à construire une grande église pouvant contenir tous les fidèles s’avère nécessaire. Dans l’enceinte de la paroisse, on trouve un centre d’alphabétisation où l’on dispense les cours de récupération pour les papas, mamans, jeunes filles et garçons ainsi que pour les démunis qui n’ont pu suivre le cycle scolaire normal. A nos trois frères carmes, nous souhaitons une très bonne insertion et un bon apostolat. 2° Karhale et Muhumba: formation des postulants carmes à Bukavu Les quatre années que passent les jeunes en formation à Bukavu, c’est‑à‑dire une année de propédeutique et trois années de philosophie, comptent comme leur temps du postulat. La propédeutique se fait au scolasticat Saint Jean de la Croix sur la colline de Karhale, les trois ans de philosophie se feront désormais à Muhumba, en pleine ville de Bukavu, au scolasticat Edith Stein. Les postulants carmes étudiants en philosophie habiteront la maison Edith Stein, mais étudieront dans le consortium philosophique de Bukavu qui est sous le patronage du bienheureux Isidore Bakanja, martyr congolais du scapulaire. Ce consortium est le fruit d’une réflexion commencée en l’année 2002 entre les supérieurs majeurs des congrégations et instituts missionnaires basés à Bukavu. Retenons aussi que le philosophat Isidore Bakanja comme consortium est érigé sous la responsabilité des supérieurs majeurs des congrégations et instituts suivants : - Société des Missionnaires d’Afrique (M.Afr) - Ordre des Carmes Déchaux (o.c.d) - Congrégation des Pères Xavériens de Parme (s.x) - Congrégation des Clercs Réguliers de Saint Paul (Barnabites) Avec ce regroupement, il fonctionne sous la juridiction de l’ASSUMA (Assemblée des Supérieurs Majeurs) qui lui assure la couverture de son Association Sans But Lucratif (asbl) Cette année les carmes comptent dans ce consortium: ‑ six étudiants en 1ère année, ‑ trois en 2ième ‑ et quatre en 3ième. Les constructions de la maison Edith Stein touchent déjà à leur fin. Sur les deux bâtiments prévus, un seul est terminé et est déjà opérationnel. Un autre est en train de subir encore quelques travaux de finissage. Il y aura en tout quatre chambres pour les formateurs et une vingtaine autres pour les jeunes en formation, des bureaux pour l’administration, une grande bibliothèque et une grande salle. Les étudiants à Muhumba auront comme responsables: le père Jérôme Ndaye, supérieur, et le père Joseph Kayembe, socius. Les jeunes en propédeutique, quant à eux, seront encadrés à Karhale par le père Roger Tshimanga, recteur, et le père Michel Guttiérez, maître. Ils bénéficieront aussi du concours des frères Albert Tampwo et Tharcisse Lyonze qui y font leur stage prévu après le premier cycle de théologie. Comme on le voit, les deux maisons seront dorénavant séparées mais ne seront pas opposées pour autant. Les formateurs prévoient des temps de rencontres qui auront pour but de réconforter les liens fraternels, tels les moments des grandes fêtes carmélitaines et patronales. On peut aussi ajouter à cela, les occasions des
travaux manuels à effectuer ensemble soit à Karhale soit à Muhumba. Pour l’instant, au scolasticat Saint Jean de la Croix à Karhale, l’heure est à l’initiation, à l’apprentissage et à la transition. Avant de s’en aller à Muhumba, les anciens prennent soin d’apprendre aux cinq nouveaux propédeutes les habitudes de la maison. Tout compte fait, les carmes déchaux qui oeuvrent dans le domaine de la formation à Bukavu ont en leur charge, pour cette année, dix huit jeunes, ce qui n’est pas une mince affaire dans la conjoncture actuelle de la crise économique mondiale. Nous prions Dieu pour qu’il fasse se lever des personnes de bonne volonté pour voler au secours de leurs formateurs qui se donnent corps et âme à la formation de la jeunesse carmélitaine. On ne le dira jamais assez: la formation est un service qui demande beaucoup de sacrifices surtout que ces maisons de formation sont situées dans des zones qui ont connues des guerres à répétition et connaissent actuellement une période d’insécurité. Projet d’un sanctuaire marial L’idée d’ériger un sanctuaire marial est née quand les carmes ouvrants à Bukavu exerçaient leur apostolat dans la chapelle paillote des Frères de la Charité. Pendant cette période venaient plusieurs groupes à dévotion mariale, soit pour un pèlerinage, soit pour les messes et les confessions, soit enfin pour un
accompagnement spirituel. C’est dans cette circonstance que la communauté des carmes s’est demandée si elle ne pouvait pas mettre à la disposition des dévots de la Vierge Marie un espace approprié sur leur terrain. Ainsi ont été initiées les tractations auprès des instances supérieures de l’Archidiocèse de Bukavu pour mûrir cette idée très louable. Aujourd’hui, ce projet n’est plus un secret car il a été approuvé et même rendu publique. Nous ne donnons comme preuve que le message de l’Archevêque deBukavu daté du 08/09/2009 à l’intention des fidèles, des communautés sacerdotales et religieuses de l’Archidiocèse. Nous lisons: “Les pères carmes déchaux
(ocd) au service de notre diocèse depuis quelques années ont accepté de prendre la direction de la paroisse de Cimpunda. La proximité avec les fidèles offrira certainement aux pères carmes un point d’appui et la possibilité d’animer plus intensément les communautés chrétiennes à la spiritualité mariale en vue d’un projet de création d’un sanctuaire Notre Dame du Carmel.” Pour l’heure, le terrain est déjà rendu disponible au sein du scolasticat Saint Jean de la Croix. Notons pour terminer que cette construction avance grâce aux dons des personnes de bonne volonté. Nous mentionnons spécialement un monastère des carmélites de l’Espagne qui se donne de tout cœur pour que ce projet devienne une réalité. Père Christian Muta, ocd S.O.S.: L’Insécurité se porte bien à Bukavu. Le Seigneur dit à Paul: “Sois sans crainte, je suis avec toi”. (Actes. 18,9) Nous sommes à Bukavu, précisément à la colline de Karhale. Entre l’Institut Supérieur des Techniques Médicales (I.S.T.M.) et l’Institut Fundi Maendeleo (I.T.FM), se trouve le philosophat Saint Jean de la Croix des pères carmes. Il est 19.20 h, le lundi 5
octobre 2009. Le supérieur de la communauté des carmes raccompagne un professeur de l’I.S.T.M venu lui rendre visite. Et puisqu’il a plu, le supérieur a préféré faire la route en voiture. Heureusement d’ailleurs. La suite de l’événement nous dira pourquoi. Sur le chemin de retour, le supérieur a pris la précaution d’avertir la sentinelle au loin de son arrivée en faisant clignoter les phares. Un papa qui se trouve comme d’habitude à l’entrée du philosphat prend le devant et court ouvrir le premier battant du portail pendant que la sentinelle accourt pour ouvrir le second.
Dans l’entre‑temps, le père attend devant le portail. Sur ces entrefaites surgissent deux policiers et ils se mettent l’un juste à côté de la portière du conducteur et l’autre derrière le véhicule. Après avoir salué le père, le policier soulève son imperméable. De ses yeux, le supérieur voit un vieux fusil et comprend que la suite risque d’être mortelle: ou bien il aura à débourser de l’argent, ou
bien la voiture lui sera ravie. Dans les deux cas, il n’y aura pas de concession à faire. Réflexe d’autodéfense oblige: le supérieur de la communauté fonce tout droit devant lui. Deux balles retentissent. Sûrement les assaillants ont visé les roues de la voiture. Rien du tout. La voiture arrive heureusement au garage. Le supérieur court avertir la communauté réunie dans la chapelle pour les vêpres. Aussitôt, il se
fait accompagner jusqu’au portail. Et là, ils constatent avec amertume que la sentinelle venait d’être molestée par les policiers. A en croire d’autres témoignages, cette même nuit‑là, ces policiers se sont livrés à d’autres actes de vandalisme: vol des appareils téléphoniques et argent aux paisibles passants. Pire, un papa a été tiré dans la jambe. Comme on le voit, il a suffit de peu pour que le supérieur des carmes de Bukavu perde sa vie. Ce cas, il faut le dire, est un échantillon parmi des milliers qui se commettent dans cette ville de Bukavu au vu et au su des tous, les victimes comme les responsables militaires. Le peuple agressé, lui, n’a pas le droit de se défendre ni d’obtenir la justice. Cette situation soulève quand même quelques inquiétudes : Qui peut bien en vouloir à la vie du père supérieur des carmes de Bukavu et pourquoi ? Et à quel prix ? On ne soupçonne personne mais le fait parle de lui‑même.
Peut‑on se permettre de dire, en partant de ce cas, que l’Eglise catholique de Bukavu est visée? Personne ne l’affirme mais il n’y a pas longtemps que l’école des frères Maristes de Nyangezi ainsi que le presbytère de la paroisse de Ciherano ont été pillés et incendiés par des militaires. Jusqu’à quand, après chaque forfait, on nous chantera ce refrain: ce sont des ‘hommes en uniforme’, des ‘hommes armés non autrement identifiés’? Qui prendra la responsabilité de remettre tous ces hommes armés dans leurs casernes? A quand la pacification totale de cette partie du pays? Ce que nous trouvons ridicule et écoeurant dans cette tragique histoire est que ces policiers étaient, semble t‑il, des patrouilleurs, c’est‑à‑dire commis à la sécurité des personnes et de leurs biens. En attendant les réponses à nos interrogations, le supérieur des carmes de Bukavu, chaque fois qu’il rentre dans la chapelle, chante le psaume 123, un psaume d’action de grâce à Dieu qui protège et délivre: “Sans le Seigneur qui était pour nous qu’Israël redise. Sans le Seigneur qui était pour nous quand des hommes nous assaillirent, alors ils nous avalaient tout vivants dans le feu de leur colère. Béni soit le Seigneur qui n’a pas fait de nous la proie de leurs dents. Comme un oiseau, nous avons échappé au filet de chasseur ; le filet s’est rompu: nous avons échappé. Notre secours est le nom du Seigneur qui a fait le ciel et la terre”. Chèvremont Mot d’accueil du président des ‘Amis de Chèvremont’ Monseigneur, C’est toujours un honneur et un réel plaisir de vous accueillir en cette belle Basilique de Chèvremont, voulue et consacrée, il y a déjà 110 ans. C’était le 8 septembre 1899 par un de vos illustres prédécesseurs, Mgr Doutreloux. Un des premiers objectifs des ‘Amis de Chèvremont’, association fondée en 1953, est de contribuer à tout ce qui peut mettre en valeur, le site de Chèvremont, tout en apportant, notre entière collaboration à la communauté des révérends pères carmes, car n’oublions jamais, que sans leur présence
Chèvremont perdrait beaucoup. Avec leur précieux concours, nous avons fêté, il y a quelque mois, au sein de cette Basilique, le 50ème anniversaire de la ‘Compagnie de la Fricasseye’, créée pour rappeler le souvenir des premiers pèlerins qui, après s’être recueillis au pied de la petite chapelle, où Notre Dame est vénérée
depuis 1688, se régalaient de ce plat savoureux et bon marché. Le samedi 10 octobre à 20 h, à l’initiative du ‘Foyer Culturel de la Commune’, la Basilique accueillera les 85 choristes et les 40 musiciens des Chœurs de l’Union Européenne. Ce sera encore un spectacle prestigieux qui mettra la Basilique à l’honneur. Mais aujourd’hui, grâce au précieux appui de la communauté germanophone et de la Commune de Chaudfontaine, nous accueillons dans le cadre de notre annuelle ‘Messe des Artistes’, et cela déjà depuis 26 ans, le ‘Chœur d’Harmonie Marienchor’ d’Eupen, dirigé par Monsieur Heinz Piront. Invités par leurs Majestés
le Roi et la Reine, ils ont participé, il y a peu, au traditionnel concert de Noël au Palais de Bruxelles. Ils se sont aussi produits dans votre Cathédrale Saint Paul, Monseigneur. Aujourd’hui, ils sont parmi nous à Chèvremont, pour nous aider à mieux nous recueillir. En effet, comme le disait souvent mon père, qui fut Chantre‑Organiste durant 50 années en l’église Saint François Xavier à Chaudfontaine: “Chanter n’est ce pas prier deux fois”. Monseigneur, Révérends pères, mesdames et messieurs, Je vous remercie tout en vous invitant à prier deux fois. Chèvremont, le 4 octobre 2009. Goma Faire face à la crise régionale Goma est l’une des villes située à l’Est de la République Démocratique du Congo. Cette ville est celle‑là même qui a connu plus d’une décennie de guerre à répétition avec toutes les conséquences que cela entraîne: déplacement massif de la population des villages vers la ville, viols, misère, analphabétisme, etc. Cette crise multiforme qui a secoué cette partie du Kivu depuis plusieurs années a entraîné aussi le délabrement avancé des infrastructures de base (voies de communication, écoles, services de santé, etc.). Cela va sans dire que les conditions de vie dans lesquelles survit la population ont été détériorées. Cette population déplacée par la force des événements est celle‑là même qui produisait les biens des premières nécessités. Pour l’instant, les personnes qu’on appelle désormais ‘les déplacés de guerre’, passent toutes les périodes qu’ils devaient mettre à profit pour les semailles dans des camps, très loin de leurs villages. Les conséquences se font sentir sur le marché avec la rareté des produits des premières nécessités et donc aussi, par ricochet, la hausse des prix des produits vivriers car la ville n’est plus ravitaillée comme jadis. Pire encore, les quelques rares commerçants qui se donnent la peine de
ravitailler la ville en se rendant dans les ‘zones rouges’, doivent faire face aux multiples tracasseries policières à leur risque et péril. Pour faire face à cette situation, la population habitant la ville essaie d’entretenir soi‑même son jardin dans sa parcelle en attendant la fin de l’opération de pacification de tout l’Est du pays comme promis par la haute hiérarchie. Une des communautés des Pères Carmes se trouve dans cette ville de Goma depuis 1986 et donc, elle n’échappe pas à la crise qui frappe cette population. Pour juguler la crise, elle aussi doit faire recours à la production locale de son jardin et de son petit élevage. Comme on le voit, tout en essayant de maintenir le difficile équilibre entre l’action et la contemplation, les carmes qui oeuvrent à Goma n’ont pas oublié le “ Ora et Labora”. Nous disons “Bienvenue” au projet ‘Agriculture paysanne’. Il vient à point, alors que nous étions en
train de remuer ciel et terre pour voir comment réhabiliter notre basse‑cour et élargir notre jardin potager. Le projet ‘Agriculture Paysanne’ pourra sans nul doute prêter oreille attentive à cette initiative ‘réalisable’, cela pour aider les pères carmes de Goma ainsi que les habitants des alentours de ce couvent à faire face à cette crise régionale car, dit‑on: “L’union fait la force.” Le manque d’eau est gagné chez les carmes à Goma L’eau est d’abord source et puissance de vie. Sans elle, la terre ressemblerait à un désert aride, à un pays de la faim et de la soif, où les hommes et les bêtes sont voués à la mort irrémédiablement. Il va donc sans dire que l’eau est intimement mêlée et liée à la vie humaine. Celles et ceux qui habitent les zones désertiques ainsi que les populations qui ont du mal à accéder facilement à l’eau potable savent mieux que quiconque combien cette denrée est précieuse et que la gaspiller inutilement relèverait d’un crime. Alors que la communauté des carmes de Goma remuait ciel et terre pour pouvoir relever le grand défi, à savoir: lutter contre tout gaspillage de l’eau de pluie qui ruisselait des tôles et se perdait sans être recueillie quelque part, le projet ‘Agriculture paysanne’ est venue à son secours en répondant adéquatement
au projet qui lui avait été soumis. Aujourd’hui, la communauté des carmes de Goma est heureuse de faire partie des premiers bénéficiaires de ce projet dans le domaine de l’eau. Grâce à la réalisation du projet ‘Agriculture paysanne’, nous pouvons recueillir, après une ou deux pluies seulement, 4000 litres d’eau pour divers emplois domestiques.
Maintenant, chaque fois qu’il pleut ici, on ne parle plus en terme du ‘manque à gagner’ car le manque est gagné. Le défi est relevé. En attendant que la Régie des eaux soit à même de desservir convenablement ses clients de Goma, notre communauté puise l’eau de pluie recueillie à l’aide des gouttière et conservée dans des tanks. Merci au projet ‘Agriculture paysanne’. La parole à nos moniales Gitega (Burundi) 1° Extrait de leur circulaire “Béni soit Le Seigneur …. Qui visite et rachète son peuple” Chers parents, frères et sœurs, chers bienfaiteurs. Bonjour et loué soit Jésus‑Christ à jamais! Que pouvons‑nous souhaiter de meilleur pour chacun et chacune, en ce temps béni de la venue de notre Seigneur et Sauveur “Dieu avec nous ” en ce monde inconscient de son bonheur. Sinon, que tous ceux qui l’attendent et le reçoivent avec Marie, soient remplis et comblés de sa paix, de son amour, de sa joie et de sa miséricorde au plus
profond de leurs cœurs. Chers bienfaiteurs, familles et amis, sans doute vous vous demandez où en est la fondation du carmel de Gitega au Burundi? Laquelle dont vous êtes intéressée et que vous soutenez par vos prières et vos dons si généreux. Nous sommes arrivées le 20 juillet, dans le but de suivre de plus près les travaux. La date officielle de la fondation sera avec la première messe dans notre propre maison. Dans ces débuts, les difficultés ne nous manquent pas. D’abord le changement d’architecte, qui se doublait aussi en constructeur, il voulait tout gérer!
Ces conditions ne nous convenaient pas. Et le temps de chercher un autre qui n’a commencé que fin août. Avec ce dernier, il a fallu tout reprendre, vérification, étude du terrain, création des plans. Fin octobre, les plans du premier bâtiment étaient enfin prêts pour le démarrage des travaux de construction qui ont débuté le 19 novembre. Ce premier bâtiment, qui sera plus tard pour les hôtes, va nous héberger
pendant la construction de l’ensemble du monastère. L’entrepreneur nous donne un délai de quatre mois et demi pour le terminer. 2° La communauté Voici les noms des huit soeurs fondatrices: - sr Auréa, responsable de la fondation et venant du Carmel de Cyangugu. - sr Marguerite du Saint Sacrement, Burundaise, ancienne de Kinshasa et les 12 dernières années à Bruxelles. ‑ soeur Thérésie venant du Carmel de Kigali. ‑ soeur Marie‑Françoise qui s’occupait bien du jardin à Cyangugu. ‑ soeur Bernadette qui a fait son entrée au Carmel à la maison saint Jean de la Croix à Bukavu pendant les événements de 1994, ‑ soeur Léon Thérèse une jeune professe temporelle aussi de Cyangugu. ‑ 2 sœurs nigériennes: soeur Marie‑Joseph et soeur Marie‑Augusta. Donc: 3 nationalités c’est magnifique! Nous démarrons maintenant, dans l’espoir d’aller toujours de mieux en mieux sous les pas de notre Madre. Que les saints anges gardiens nous entraînent dans la louange à la gloire de notre Père des cieux et sous leur protection. 3° Forage d’eau Ici, l’eau manque terriblement! Il faut aller la puiser à 2 km à pied. Nous attendons la Société Sumadura qui creuse partout en Afrique et venait justement à Gitega. Les sœurs Benetreza ont eu la bonté de nous en informer. Cela coûtait 28.000 $. Les sœurs ont accepté de nous avancer la moitié. La première fois que cette Société est venue, elle n’a pas trouvé une goutte d’eau! Désolées au plus haut point, nous nous sommes concertées de supplier la Société de recommencer un peu plus loin. Découragés, les ouvriers disaient; “Il n’y a pas d’eau dans votre propriété. C’est inutile. Mais, si vous insistez, vous devez encore payer 8.000 $. C’était le 13 août 2009.” Nous avons commencé une journée de jeûne, en confiant à la Vierge Marie de nous donner de l’eau. Le lendemain, 14 août, veille de l’Assomption, sr Léon‑Thérèse et moi, sr Marguerite, dès que la messe fut terminée, nous nous sommes rendues sur le chantier. Le chef, venu à notre rencontre, attendait que nous
puissions leur montrer l’endroit à creuser pour les puits. Les ouvriers nous suivaient et commencèrent à creuser. Nous nous sommes un peu éloignées et nous avons invoqué Marie, en union avec nos sœurs restées à la maison. A midi, ils étaient à 65 m de profondeur; pas encore de l’eau. Mais il y avait espoir. Après 1 heure, à 125 m: du sable mouillé et mélangé de boue. La machine à creuser n’avançait plus: un gros rocher. Encore une demie heure et... l’eau a jailli à 5 m de hauteur !! Tous ceux, qui étaient là, criaient avec nous : “Victoire” ! Mais, il fallait encore continuer longtemps pour avoir une eau claire. Finalement, vers 15 h, nous étions tendues vers l’eau qui jaillissait jusqu’à plus de 100 m de hauteur. Il fallait voir la joie sur les visages! Même le chef, qui n’avait pas voulu recommencer après un premier essai la veille, était tout joyeux. Tout le monde le félicitait, ainsi que le creuseurs courageux. Après cela, nous sommes rentrées pour chanter les premières Vêpres de l’Assomption, en action de grâce envers la Mère de Dieu. Kigali (Ruanda) Extrait de la circulaire des soeurs de Kigali “Je suis la Servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon ta Parole.” ( Lc.1, 38) Chers frères, chères sœurs Paix et joie de Jésus, Emmanuel parmi nous! En cette année sacerdotale, nous voulons vous confier à la Vierge Marie. Elle, qui a su dire oui au Seigneur. Qu’elle nous entraîne à dire le nôtre sans réserve! Les fêtes de Noël et du Nouvel An sont à notre porte! Nous saisissons cette occasion, pour vous adresser nos vœux les meilleurs: Que le Prince de la paix soit le seul guide de nos communautés tout au long de l’année 2010 et continue à allumer en nous le feu de ne désirer que le bien d’en haut. C’est une occasion aussi de relire les merveilles de
l’année qui vient de s’écouler. A Kigali, beaucoup d’événements ont marqué notre vie. Le premier que nous avons le plaisir de vous partager est les entrées successives de nos six jeunes. Tout a débuté vers la fin de l’an passé, par Bélise qui commençait son stage pour voir de près cette vie qui l’attire. Elle est vite suivie par Bélancille, qui venait d’achever ses études à l’I.S.S.R de Butare, avec deux autres qui la suivront assez vite. L’année fructueuse 2009, commence alors par les entrées au postulat de mlles Apollinarie en janvier, Bélise en février, Bélancille en avril, Christiane et
Marie Thérèse en mai et Francine en novembre. Notre joie a été rehaussée aussi par deux autres étapes: sr Thérèse de l’Enfant Jésus et du Cœur Immaculé de Marie qui, le 16 juillet en la fête de Notre Dame du Carmel, a fait son engagement dans l’Ordre du Carmel en prononçant ses premiers vœux. Tandis que Sœur Marie Apollinarie du Christ Roi a reçu l’habit
du Carmel, le 15 août en la fête de l’Assomption. Leur joie était exprimée par des chants et/ou des poèmes composés pendant leur retraite préparatoire. Nous les confions toutes à votre prière, pour que le Seigneur achève en elles ce qu’Il a commencé. Qu’elles répètent sans fin “Je suis la servante du Seigneur!” Malole (RDC Kananga) Des Jubilés à Malole (Kananga) Le samedi 14 novembre 2009, l’Eglise locale de Kananga a célébré solennellement une messe d’action de grâces de la clôture de l’année jubilaire. Lors de cette célébration, quatre événements importants ont été commémorés: la clôture du jubilé de 50 ans depuis l’érection canonique de l’Archidiocèse de Kananga, le jubilé de 75 ans du Carmel de l’Enfant Jésus de Kabue et Malole, le jubilé de 50 ans de vie religieuse cloîtrée de Sr Marie‑Louise de
la Sainte Eucharistie et l’ouverture de l’année pastorale 2009-2010. La messe présidée par Mgr Marcel Madila Basanguke, a eu lieu à l’esplanade du Carmel de l’Enfant Jésus de Malole dans la ville de Kananga au Kasai, centre de la République Démocratique du Congo. Pendant l’homélie, le prélat, après avoir raconté brièvement le récit de sa participation aux travaux du synode des évêques pour l’Afrique au Vatican, a félicité l’engagement des chrétiens, des prêtres, et des personnes de bonne volonté dans l’organisation des activités et célébrations diverses depuis le 7
décembre 2008 jusqu’à cette journée spéciale de clôture.
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