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Entre - Nous 2009 - 1 |
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Directeur de la rédaction Père Daniel Taillieu, Carme - Missionnaire Rue de Chèvremont 96 B - 4051 Chèvremont
Sommaire Mot du père Daniel Nouvelles de la Délégation Nouvelles de l’économat Présentation du père Jérôme Paluku Le monde est en feu
Nouvelles de nos maisons Brazzaville
Chèvremont
Goma Lubumbashi Doctorat de notre Définiteur La parole à nos moniales Cyangugu
Kigali Jubiléd’or de soeur Marie au carmel de Kinshasa Une lettre du fr. Jean Marie Uwamungu Mot du père Daniel Quoi de neuf pour ce neuf ? 2009 sera l’année d’un nouveau Chapitre Général des Carmes! Et ce sera à Fatima au Portugal, au mois d’avril. Pour ce premier numéro de deux mille neuf, beaucoup de nouvelles... Tout d’abord des nouvelles de la Délégation en général, en ce moment précis de guerre à l’est du Congo. Les
fêtes du jubilé d’or de présence du Carmel masculin au Congo se passent bien. Le père Jérôme Paluku, comme nouvel économe, nous donne des nouvelles de l’économat. Ensuite, quelques nouvelles reçues de nos Maisons. Aussi à Rome il y a eu une bonne nouvelle: le doctorat du père Antoine Marie Zaccharie. Toutes nos sincères
félicitations à notre Définiteur pour l’Afrique. A la fin de cette année 2008, les moniales nous envoient leur circulaires. Sœur Marie de saint Joseph du carmel du Glorieux Saint Joseph à Kinshasa a fêté son jubilé d’or. Il me reste de vous remercier pour vos soutiens et aides. Nouvelles de la Délégation Depuis la deuxième quinzaine du mois d’août 2008, la situation sécuritaire dans le Nord‑Kivu se dégrade du
jour le jour. La vie y devient difficile et presque intenable. Des déplacés qui fuient les affrontements se comptent par milliers. Tout le monde cherche où trouver la vie sauve. Tout le monde se mobilise, tant bien que mal, pour soulager tant peu soit‑il la misère des uns et des autres. C’est dans cette situation, à côté de beaucoup d’autres consacrés, que se trouvent nos confrères qui servent la
paroisse Notre Dame du Mont Carmel à Goma. Ils se portent bien mais se démènent pour accompagner la multitude des déplacés qui sont dans la paroisse. Toute la Délégation les encourage et les soutient dans cet apostolat pas moins facile. Quant aux autres communautés de la Délégation la vie va au rythme du pays. Chaque jour qui passe, ce sont des
nouvelles pages qui s’inscrivent à l’histoire du Carmel en République Démocratique du Congo. Les Carmes au Congo ont choisi le 14 décembre, fête de saint Jean de la Croix, prêtre carme et docteur de l’Eglise,
pour célébrer le jubilé d’or de leur présence au Congo. Pour marquer d’une pierre blanche cet événement, certaines communautés de la Délégation ont associé les églises
locales où elles sont présentes. A Kinshasa le programme est sobre, mais non moins important. A l’affiche une rencontre sportive de nos frères
étudiants en théologie avec les grands-séminaristes a renforcé les liens d’amitié et de bon voisinage. Une messe solennelle présidée par le père Roger Wawa, président des religeiux au niveau national suivi d’un verre d’amitié a bouclé la boucle. A Kananga, le “berceau”, une exposition de photos et souvenirs de nos premiers missionnaires, des conférences,
écoles de prière ont jalonné la préparation pour marquer les cinquante ans de présence du Carmel masculin au Congo. Le tout a été clôturé par une messe au cours de laquelle deux frères carmes, Olivier et Joseph, ont été ordonné diacres par l’imposition des mains de Mgr Marcel Madila, archevêque de Kananga. La circonscription issue de la première implantation compte actuellement plus de soixante membres répartis dans neuf
maisons. Outre le domaine pastoral et spirituel, les carmes au Congo oeuvrent aussi dans le domaine de l’enseignement, dans le social et dans le domaine de la santé. Dans ce pays post-conflits, les carmes maintiennent autant qu’ils le peuvent, le difficile équilibre entre la contemplation et l’action. L’avenir du charisme carmélitain en terre congolaise repose sur la fidélité d’une multitude de frères engagés
sur plusieurs fronts. Actuellement des carmes congolais sont présents dans d’autres maisons de l’Ordre, soit pour les études, la mission ou une vie conventuelle ordinaire: à Mityana (Ouganda), Bangui (Centrafrique), Chèvremont (Belgique), Rome (Italie) et Würzburg (Allemagne). Nouvelles de l’économat Présentation de l’économe: le père Jérôme Paluku. Le conseil de la Délégation Générale saint Joseph a nommé le père Jérôme Paluku économe de la Délégation et il
a proposé qu’un conseil économique élargi aux économes locaux se tienne au mois de janvier 2009. Dans sa nouvelle fonction, beaucoup sont les défis que le tout jeune prêtre économe a à relever. Non seulement il
doit, en collaboration avec toute la commission économique dont il est d’ailleurs le secrétaire, préparer le contenu et le suivi du conseil économique proposé pour janvier 2009; il doit aussi se mettre à un travail hardi pour restructurer le domaine économique qui lui est confié. Lui seul, dit‑il, ne peut rien faire. Il recourt à la collaboration et au soutien de tout le monde. Vous qui lisez
ce texte, vous êtes sans doute le premier de ses collaborateurs privilégiés. Le père Jérôme Paluku est prêtre carme de la Délégation Générale
saint Joseph du Congo. Il est entré au Carmel en septembre 1995. Il émit les premiers vœux le 15 août 1997 à Kananga. Devant l’impasse sécuritaire créée par la situation socio-politique que connut son pays depuis la fin de l’année 1996, le frère Jérôme Paluku fut envoyé rejoindre les autres frères du Scolasticat saint Jean de la Croix de Bukavu en refuge à Yaoundé, au Cameroun, afin de poursuivre ses études de
philosophie. Rentré une année après, il acheva ses études de philosophie à l’Institut Saint Augustin de Kinshasa en 2000. Après son stage de sept mois dans la paroisse Notre Dame du Mont Carmel de Katindo-Goma - où il reviendra pour être ordonné prêtre le 22 mai 2005 - il acheva ses études de théologie et communications sociales à Tanganza College à Nairobi. Depuis son ordination, il a servi dans la paroisse Notre Dame du Mont
Carmel de Katindo‑Goma comme vicaire de la paroisse et économe la communauté. Là, ses supérieurs ont découvert ses talents de gestion et ont résolu de lui confier l’économie de la Délégation. Dans cette charge non facile, il a besoin de l’aide de tout le monde. N’hésitez donc pas de le contacter pour votre aide à la Délégation. Son adresse est: Père Jérôme Paluku, Economat de la Délégation Générale saint Joseph Centre Theresianum‑Kintambo / Jamaïque B.P. 7215, KINSHASA I, R.D. Congo ecocdcongo@yahoo.com Le monde est en feu : Que faire ? La situation sociopolitique dans la région des grands lacs africains est désastreuse. Au Nord Kivu, à l’est de la
RDC, des milliers des vies innocentes sont quotidiennement massacrées si pas par l’arme blanche ni par l’arme à feu, par l’arme silencieuse: la faim, la fatigue, les maladies, la non scolarisation, bref toutes les conséquences de la guerre qu’on peut considérer comme expression d’une volonté stratégique pour réduction démographique. Face à cette situation dans laquelle nombre de personnes se retrouvent sans l’avoir voulu ni souhaité, beaucoup sont
ceux qui se demandent: comment faire pour sortir de la crise ? Des forums régionaux, nationaux et internationaux s’organisent dans le monde entier en recherchant comment construire un monde de paix. S’il y a des boucliers et des anti‑missiles pour se protéger conter les armes à feu, contre les armes
silencieuses tout le monde se trouve sans protection. Beaucoup d’observateurs avisés, pas nécessairement hautement diplômés, semblent s’accorder sur le fait que le feu
qui embrase le monde est loin d’être éteint. Le sapeur pompier qui serait à la hauteur de la tâche n’est pas encore disponible ou même s’il l’est, il n’est pas encore disposé à faire son travail. Mais qui est ce sapeur pompier ? Qu’on l’accepte ou pas, la réalité que connaît le monde actuellement dans sa dimension la plus négative est
œuvre de l’égoïsme de l’homme. Pour être mieux que l’autre, pour être plus que l’autre, pour avoir plus que l’autre, l’homme est prêt à tout, pourvu qu’il soit le seul à être, à avoir, à pouvoir... Comment sortir de cette situation ? Même si le psalmiste nous dit que le cœur de l’homme est compliqué et malade, il nous paraît être le sapeur
pompier qui pourrait éteindre le feu mondial. Oui, il en est l’origine, il en sera la solution. Chasser du cœur humain l’égoïsme qui conduit et à tous les maux qui minent le monde, voici la voie de sortie. Ce langage, beaucoup le trouveraient trop simpliste et dénué de raison mais en réalité il vaut. Nous en appelons à
la sensibilisation dans ce sens. Construire un monde sans humanité, sans compassion et par ricochet sans partage, c’est tout simplement attiser le feu du mal qui enflamme le monde. Que faire alors ? Peut‑être de l’expérience de
Thérèse d’Avila nous pouvons avoir une réponse. Si les flammes qui déciment le monde sont plus fortes aujourd’hui, le monde a pris feu il y a bien longtemps. Par exemple, au temps de Sainte Thérèse d’Avila, les conditions socioreligieuses n’étaient pas plus humaines que
celles dans lesquelles nous nous trouvons aujourd’hui. Les calamités qui désolaient non seulement la France mais le monde entier et les ravages faits par certaines sectes désastreuses sont les causes de la profonde douleur que Thérèse éprouva. Devant son incapacité, comme femme, d’y apporter des solutions, elle se
résolut de s’enfermer entre les quatre murs du monastère Saint Joseph d’Avila qu’elle fonda, pour faire le peu qui dépendait d’elle: suivre les conseils évangéliques avec toute la perfection dont elle serait capable. Elle décida aussi d’associer à son aventure toutes les sœurs qui vivraient avec elle dans ce monastère. Ainsi, dans une disposition à servir de canal par lequel le Tout Puissant agirait dans le monde, Thérèse et ses consœurs
s’occupaient de prier pour les défenseurs de l’Eglise, les théologiens et surtout pour toutes les personnes qui se sont, par amour des biens de ce monde, éloigné de l’amour de Dieu. Que n’était‑elle pas grande la souffrance de Thérèse de voir qu’on venait demander des prières pour les
intérêts égoïstes du monde. Je m’afflige, écrit Thérèse, en voyant ce que l’on vient nous prier de recommander à Dieu. C’est pour des revenus, pour de l’argent, qu’on veut que nous sollicitions sa Majesté. Le monde est en feu.... La quête des biens de ce monde a atteint son paroxysme qu’elle est même présentée comme une intention pour laquelle
il faut prier. Ceci n’est pas seulement vrai du temps de Thérèse. Dans le notre c’est encore plus grave. Comment saurons‑nous éteindre le feu du mal qui consume l’univers alors qu’il est même devenu l’objet des
demandes des prières ? Malheureusement c’est ça la réalité de la scène de la vie à laquelle nous participons.
Cependant nous ne devions pas perdre courage. A la suite de sainte Thérèse d’Avila nous, religieux et religieuses en général et carmes ou carmélites en particulier, devrions vivre de manière à inviter tout le monde à une vie donnée pour les autres. Peut ‑ être qu’on serait tenté de se décourager quand on voit que la réalité est mondiale. Oui, mais il est aussi vrai que chacun, dans sa vie, cachée soit‑elle,
peut être cette goûte sans laquelle le vase ne peut pas déborder. Au niveau pastoral dans notre Délégation Générale et dans l’Eglise toute entière par exemple,
au lieu que des milliers des prêtres et autres agents pastoraux gaspillent leurs énergies dans une pastorale sensationnelle au nom de la pastorale des malades, on devrait tous s’adonner à sensibiliser à la compassion, à l’amour de l’autre ; bref aux stratégies qui nous amèneraient à éteindre le feu du mal mondial et sa racine qu’est “l’égoïsme”. Que le Seigneur nous aide à y arriver. Père Jérôme Paluku de l'Amour de Dieu Nouvelles de nos maisons Brazzaville Vingtième anniversaire de la chorale Angélus Dans le cadre des festivités marquant le vingtième anniversaire de l’existence de la chorale Angélus, un concert a
été organisé le dimanche 16 novembre 2008 dans l’Eglise paroissiale. Tout a commencé par la prière faite par le curé de la paroisse, le Père Jean de Marie Bukasa, et
ensuite il y avait le concert proprement dit. Le public a eu à déguster des mélodies diverses et diversifiées avec un répertoire riche de chants en diverses langues et patois congolais (anglais, français, latin, lingala lari, mboschi etc). Le tout s’est clôturé par un chant d’ensemble: “Ah! qu’ils sont beaux sur les montagnes” de Lucien Deiss puis par la prière finale et la bénédiction. Nomination du père Christian Muta. La paroisse a un nouveau membre dans l’équipe. C’est le père Christian Muta, ordonné prêtre à la Toussaint 1998
après ses études de philosphie et son baccalauréat en théologie. Ses supérieurs l’ont nommé auprès des jeunes où il a exercé, dix ans durant, l’office de maître de formation. Avec l’agrandissement de la chapelle Saint Louis des Français et au regard de la tâche immense qui attend les trois
autres frères carmes (Jean de Marie, Jean XXIII et René) qui y oeuvrent déjà, il était temps qu’on pense à renforcer l’équipe pastorale. De la formation des jeunes à la pastorale, c’est le passage qu’il est invité à effectuer. La tâche n’est pas
mince. Nous lui souhaitons un fructueux apostolat. Fête du Christ Roi Contrairement à l’horaire de la paroisse qui veut que les messes des dimanches débutent à 7 h, celle du dimanche 23
novembre 2008 a débuté à 8 h. Un triple événement explique ce report d’une heure. D’abord, c’est la fête du Christ, Roi de l’univers . Ensuite, la chorale Angélus clôturait les festivités marquant son vingtième anniversaire. Et en plus, les majorettes, les
joyeuses, communément appelées à Brazzaville les “yamboté” célébraient leur dix‑neuvième anniversaire d’existence. C’est donc sous les coups de 8 heures que la célébration a débuté. L’abbé Gervais‑Protais Yombo, Recteur
du Grand séminaire de théologie Emile Biayenda et Singha présidait et trois autres prêtres concélèbraient : le père Christian, vicaire de la paroisse, abbé Pacifique du diocèse d’Owando et abbé Jean‑Pierre de l’archidiocèse de Brazzaville. Dans son homélie, l’abbé Gervais-Protais a rappelé à l’assistance quelques aspects de la Seigneurie de Jésus‑Christ
sur tout l’univers. C’est une œuvre d’amour. Elle s’étend sur tous les domaines de la vie du chrétien. Jésus a exercé sa Royauté dans le respect des autres. Il a invité les disciples à le suivre librement. Il s’est dit “le bon Pasteur” et Il nous demande d’exercer notre royauté pareillement. C’est ainsi que nous contribuerons à transformer notre monde, en Royaume de Jésus‑Christ, en n’utilisant
d’autre force que celle de l'amour et du service des autres. Après cette vibrante homélie certains membres de la chorale Angélus ont émis leur engagement à servir le Christ par
le chant. Pour tout clore, le père Christian a remercié tous ceux qui se sont déplacés de partout pour venir magnifier le
Seigneur avec la chorale Angélus et les “Yamboté” en cette fête du Christ Roi de l’univers. Chèvremont Dimanche, 5 octobre, la tradition de la “Messe des artistes” fut respectée. L’Académie de Chênée était venue.
Ainsi les jeunes et les enfants de l’Académie ont pu montrer leur progrès dans cet art. Le pèlerinage Banneux-Chèvremont est une autre tradition qui se maintient. En effet, samedi 25 octobre, le 38 ième pèlerinage eut lieu: avec l’Eucharistie, à peu près 18 km à pied, à travers les champs
et les raccourcis. Le départ à Banneux était comme chaque fois vers 10 h. Tout se terminait dans la Basilique avec une Célébration Eucharistique à 18 h. Une nouvelle tradition prend petit à petit ses racines: la messe de saint Hubert le dimache 26 octobre. Et comme il
convient pour le patron de cette région: après la messe, la bénédiction des chevaux et des chiens, sans oublier l’un ou l’autre chat. Toute la cérémonie était rehaussée par la musique des Sonneurs. Goma Le diocèse de Goma a célébré avec faste à la paroisse Notre Dame du Mont Carmel, le 50ième anniversaire de la
présence des Sœurs Carmélites Missionnaires Thérésiennes en RDC le dimanche 19 octobre 2008. Fondée en 1861 en Espagne par le père Francisco Palau, ocd, ces carmélites sont arrivées à Bukavu le 3 octobre 1958.
Parmi les pionnières, on peut citer les sœurs María Carmen, Pilar Fernández de Valderrama et Rosario Berenguer Bescós. Elles furent destinées pour la mission de Walikale, dans le diocèse de Goma. La deuxième expédition arrivera le 13 octobre 1958. Après une année passée à
Idjwi on ouvra une maison à Masisi égalemant dans le Diocèse de Goma. Les sœurs s’occuperont de l’hôpital et construiront une école secondaire ‘le lycée Kilimani’ qui a une grande célébrité à cause de nombreuses réussites. La mission de Masisi sera à l’origine de la fondation de plusieurs couvents: Matanda, Mweso, Nyakariba et Goma. Les Carmélites Missionnaires Thérésiennes comptent à ce jour plus de 200 africaines. Elles sont même missionnaires
en dehors de l’Afrique, par exemple, la France, l’Equateur, le Brésil. Les Missionnaires Thérésiennes sont vraiment le don de l’Esprit Saint à l’Eglise universelle. Les soeurs ont un apostolat diversifié: service au diocése et aux paroisses,
éducation, enseignement, soins de santé, accompagnement spirituel. Le jour de fête, 19 octobre 2008, l’église paroissiale de Katindo, n’a
pu contenir cette immense foule venue de partout. Il y avait des milliers de fidèles. Outre la présence des autorités administratives et d’un important nombre d’autres Congrégations religieuses, on pouvait dénombrer une vingtaine de prêtres concélébrants pour cette messe solennelle présidée par Mgr Daniel Kitsa, Vicaire Général du Diocèse de Goma. Le père Luis Hernandez Bueno, l’actuel prieur de la communauté des carmes à Alba de Tormes et ancien Délégué des
Carmes au Congo, était venu à Goma pour la circonstance, dix ans après son départ du Congo vers l’Espagne, son pays. Durant sa vie missionnaire en RDC, le père Luis a permis à la Congrégation de se développer. Beaucoup de sœurs n’hésitent pas à le considérer comme leur “Père spirituel”. Il ne pouvait donc pas manquer. Dans son homélie, Mgr Daniel Kitsa a exprimé sa reconnaissance au Seigneur et aux soeurs pour le travail réalisé en
50 ans en, ces termes: “C’est de vos différents sacrifices que naîtront de nouvelles vocations de soeurs, capables de répondre aux défis de l’heure, et ils sont nombreux: annoncer la Bonne Nouvelle de Jésus Christ, et surtout
la manière dont vous l’annoncerez. Nous désirons vous voir vivre pleinement votre charisme, puisé à la source des vertus du Bienheureux Palau”. Fr. Godefroid Masereri, ocd Lubumbashi Profession Solennelle des Frères Joseph et Olivier. Le dimanche 30 novembre 2008, les frères Joseph et Olivier se sont engagés pour toujours à la suite du Christ par la
profession solennelle dans l’Ordre de la Bienheureuse Vierge Marie du Mont Carmel, aux Buissonnets, Noviciat des Pères Carmes à Lubumbashi entre les mains du père Délégué. La participation était réservée surtout aux familles carmélitaines: Carmel saint
Joseph, Carmélites Missionnaires, Oblates de Notre Dame du Carmel, Fraternité de l’Ordre Séculier. Il y avait en outre, de nombreux amis du Carmel et des frères; aussi des représentants d’autres familles religieuses. Tout s’est bien passé dans une ambiance de prière et de joie. Les profès sont partis lundi avec le père Délégué à Kinshasa. Ils poursuivent leur
chemin jusqu’à Kananga où ils seront ordonnés diacres le 14 décembre, à l’occasion des célébrations du jubilé de 50 ans de présence du Carmel masculin au Congo. Père Marcellino Forcellini, ocd P.S. Ils ont en effet été ordonné et ont reçu leur nomination pour Bukavu. Doctorat du père définiteur Antoine Marie Zaccharie Igirukwayo Le Père Antoine Marie Zaccharie Igirukwayo, ocd, a présenté le mercredi, 12 novembre 2008 à 17h 30 à Rome sa
défense en vue de l’obtention du diplôme de docteur en théologie morale. Sa thèse, publiée le 11 novembre 2008, a pour titre: Agir dans le Christ. Contribution d’Emile Mersch à la fondation de la morale chrétienne. Il a reçu la plus haute distinction: Maxima cum laude! Nos sincères félicitations pour notre père définiteur. La parole à nos moniales Quelques extraits des circulaires aux amis et bienfaiteurs. Le texte intégral et les autres circulaires que nous n’avons pas encore reçues sont à découvrir sur le website renouvelé: www.ocdcongo.net Cyangugu Sur la route de la vie, le Seigneur nous attend avec son étoile pour nous guider. L’étoile a brillé ! Au matin du 2 février, nos sœurs M. Christine et M. Bertrand rayonnaient de joie et de bonheur d'appartenir à Jésus
pour toujours, toujours... Belle cérémonie, présidée par notre Evêque, Mgr Jean Damascène Bimenyimana, entouré de plusieurs prêtres, religieux (ses) venus pour partager notre joie. L’étoile a disparue ! Dans la matinée du 3 février, alors que certains membres des familles de
nos sœurs professes étaient encore dans nos murs, un fort tremblement de terre a secoué le pays, mais surtout la région de Cyangugu a été plus affectée. Des vies humaines y ont péri. Il y a des blessés et du dégât matériel. Notre monastère n’a pas été épargné. Dieu merci, pas de sœurs blessées Lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort, nous dit l’apôtre
saint Paul (2 Cor 12,10). Nous voilà donc pleine de force et d’abandon total à la volonté de Dieu, pour oser une nouvelle fondation au Burundi, diocèse de Gitega. Les sœurs: Auréa, M. Françoise, Bernadette, Léon Thérèse, Thérésie du carmel de Kigali et Marguerite (burundaise) du carmel de Bruxelles, ont accepté d’entrer dans cette aventure. Pendant le chapitre électif d’avril, l’Esprit Saint et nous avons
reconduit soeur M. Claver du Bon Pasteur pour un second triennat, et secondée par les sœurs M. Thérèse, M. Emmanuel et M. Jean de la Croix. Au comble de joie! Le 22 juillet, nous accueillions notre Père Général,
accompagné des pères Zaccharie et Camille, pour une visite fraternelle. Merci Père, pour vos exhortations à aller de l’avant dans la fidélité à notre charisme et pour votre bénédiction
pour la fondation de Gitega! Kigali La proximité des fêtes de Noël et de Nouvel An nous
offre l’occasion de vous adresser nos meilleurs voeux. C’est aussi l’occasion de relire avec vous les traces de la présence du Seigneur dans notre quotidien. Notre joie communautaire a été rehaussée par la visite pastorale de notre évêque, Mgr Thaddée
Ntihinyurwa nous préparant ainsi aux élections de la prieure le 9 juillet. Notre prieure est soeur Paul Marie et son conseil est constitué par les soeurs Marie Léonard, Estella et Marie-Libérata. Du 17 août au 2 septembre, notre Association des Carmels de l’Afrique francophone a tenu son assemblée à Kinshasa.
Notre Prieure et soeur Françoise y ont participé. En plus des élections de la présidente et son conseil - soeur Domitille a été réélue - elles ont eu la joie de voir et d’écouter divers conferenciers. Le 21 novembre, soeur Marie-Agnés a eu son jubilé de 50 ans de profession religieuse. Sa joie est immense. Elle revoit
combien la fidélité du Seigneur est une réalité! A Lui, toute honneur et toute gloire! Avant de vous quitter, chers amis, permettez-nous de vous confier une intention qui nous est une grande inquiétude.
Suite à la structure d’urbanisation que connait notre pays, pour rester en ville on est obligé de suivre le plan cadastral. Nous avons à reconstruire notre monastère et l’hôtellerie. Malheureusement ceci nous tombe dessus alors que le problème de notre subsistance reste toujours un souci. Aidez-nous à implorer la Miséricorde Divine pour trouver une issue de cette situation. Nous vous remercions de nous avoir aidées, encouragées, soutenues par vos biens spirituels et matériels, par vos
expériences et connaissances, par le don de vous-mêms ou de votre temps. Jésus veille sur vous et sur chacune de nos communautés. Bientôt, dans la crêche Il nous paraîtra fragile et
souriant, livré à l’homme qui le reçoit. Laissons nous pénétrer par cette réalité. Il vient du Père et nous apporte ce dont nous avons tous besoin. Sa Mère, Notre Dame de Kibeho, nous dit de persévérer dans la foi. Joyeux Noël et Bonne Année 2009. Jubilé d’or de soeur Marie de saint Joseph Sœur Marie de saint Joseph, carmélite du carmel du Glorieux saint Joseph à Kinshasa, a fêté ses cinquante ans de vie
consacrée le dimanche 31 août 2008. Le nonce apostolique en RDC, Mgr Giovanni d’Aniello, a présidé la messe de circonstance dans la cour du carmel. Il a béni la jubilaire et lui a remis le brevet avec une bénédiction spéciale du Saint‑Père le Pape Benoît XVI. La cérémonie a commencé avec la remise d’un cierge à sœur Marie de saint Joseph par la mère prieure du
monastère, sœur Marie‑Fideline du Sacré‑Cœur. La procession s’est alors ébranlée comprenant notamment une dizaine de prêtres accompagnant le nonce apostolique précédé du secrétaire de la nonciature, Mgr Pedro Cepeda. Dans l’assemblée, il y avait des amis et des parents mais aussi une trentaine de carmélites d’Afrique participant
à une Assemblée plénière au centre Theresianum de Kinshasa, à côté du carmel. Le nonce apostolique a félicité sœur Marie pour le témoignage de fidélité. “Persévérer pendant cinquante ans de
vie consacrée vous rend grande et nous rend modestes”, a dit Mgr Giovanni d’Aniello. Il a auparavant exprimé sa joie de se retrouver au carmel, un lieu qui respire la présence de Dieu. La jubilaire a ensuite renouvelé ses vœux de religion entre les mains de la prieure et elle a reçu du nonce un bâton
surmonté d’une croix. Elle en usera en souvenir de la Passion et de la Mort du Seigneur. Le bâton la soutiendra en son cheminement et sera le gage d'une ascension spirituelle. Le nonce apostolique a aussi posé une couronne sur la tête de la jubilaire comme symbole de la récompense future, le diadème du Royaume éternel en récompense de ses œuvres ici‑bas. A signaler qu’après la rénovation des vœux par la jubilaire, des carmélites du Ruanda présentes à la
célébration ont dansé et exécuté en kinyarwanda le chant du Magnificat. Sœur Marie de saint Joseph est en effet originaire du Ruanda. A la fin de la messe, la mère prieure a remercié le nonce apostolique et toute l’assemblée; elle a rappelé que l’offrande
de soeur Marie de saint Joseph a ravivé la foi et l’espérance de tous. Et à l’adresse de la jubilaire: “Merci, soeur Marie! Que le Seigneur continue en toi la manifestation de son Amour. Reste au milieu de nous joyeuse, généreuse et fidèle !” Lettres adressées au père Daniel par un jeune frère, Jean Marie Uwamungu Introduction: En fuyant leur pays en 1994 les carmélites de Cyangugu sont arrivées à Bukavu. Le papa de soeur Janvière et son
petit-fils, Jean Marie, les accompagnaient. Celui-ci se savait persécuté et il a fait la route vers Tanzania, Kenya, Zimbabwe... Avec le père André Marysse, tout était réglé pour qu’il puisse suivre le séminaire Jean Marie Vianney à Ars en France. Malheureusement, il n’a jamis obtenu le visa nécessaire. Finalement, il a pris son courage en mains et est retourné au Ruanda où il est entré chez les carmes à Butare.
Le voilà déjà aux études de théologie ! Mon grand Père, que mes salutations cordiales et fraternelles vous parviennent. Je suis très ravi de profiter de cette occasion, juste pour vous faire un signe de vie et vous rassurer que je ne vous
ai pas oublié et vous porte toujours dans mes prières. Après une année de postulat, le noviciat et les cycles d’études philosophiques, je me retrouve en première année
de théologie. Au dire de sainte Thérèse de Lisieux “Tout est grâce.” C’est cette grâce qui continue à m’accompagner au
long de mon temps de formation. Depuis ma naissance, je reconnais ma consécration à Dieu dans l’ordre des carmes déchaux et aujourd’hui c’est le fruit d’une pure grâce de Dieu et depuis la maison de saint Jean de la Croix à Bukavu vous êtes l’instrument de Dieu. Vous m’avez toujours aidé à âtre en profondeur de l’amour de Dieu et c’est ça mon désir. Mon Père, ce n’est pas fini, je compte toujours sur vos soutiens spirituels et moraux pour mes engagements
carmelitains dans ma vie concrète de chaque jour. Je vous quitte par ce mot très cher Merci, merci. Union de prière. Votre fils fr.Jean Marie Vianney Uwamungu Mon cher grand Père, Merci beaucoup pour votre email. Oui, j’ai fait le postulat et le noviciat à Butare (Ruanda), la philosophie à Bouar en République Centrafricaine et c’est là où je fais aussi la théologie, dans la province de Gênes. Il y a une
collaboration dans la formation entre les deux provinces: Cracovie et Gênes. Mon père maître et supérieur est Marcello Bartolome. Nous sommes de neuf nationalités à la maison. C’est après deux ans que je passe à ma Délégation Rwanda-Burundi pour mes vacances de deux mois. C’est pour cette
occasion que j’ai profité pour rendre visite à nos soeurs carmélites de Cyangugu, juste au mois d’août 2008. J’étais aussi à Gitega (Burundi) là où elles vont ouvrir une nouvelle fondation. Elles me disaient à plusieurs reprises: “Jean-Marie, nous prions pour toi ainsi que pour ton Grand-Père Daniel.
Courage en Jèsus Christ.” Vraiment c’est un message encourageant. Encore une fois je vous remercie. Bonne attente de notre Sauveur Jésus. Salutations aux confrères. Union de prière. Fr.Jean Marie Uwamungu, Pères Carmes de Bouar, B.P. 898 Bangui République Centrafricaine. Remerciements De tout coeur, je remercie tous ceux qui m’ont envoyé des félicitations pour mes 50 ans de vie
religieuse. Un grand merci pour les dons qui seront employés pour recruter des jeunes à la Maison Saint Jean de la Croix à Bukavu. Aksanti sana. Ceux qui veulent soutenir l’un ou l’autre projet, voici les coordonnées: Couvent des Carmes Procure des Missions Rue de Chèvremont 96 B - 4051 VAUX - sous - CHEVREMONT Banque ING : 340 - 0976423 - 59 IBAN : BE 84 3400 9764 2359 BIC : BBRUBEBB N’hésitez pas à consulter la site de la Délégation renouvelé par son web-master, frère Godefroid Masereri. www.ocdcongo.net
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