Entre-Nous 2010 / 2

 

Mot du père Daniel

In memoriam sœur Jacqueline du Rosaire

Bukavu: assassinat de sœur Denise Kahambu

Nouvelles de nos maisons

Chèvremont

Goma: vol dans la paroisse

Kinshasa: Année de Sainte Thérèse

La parole aux sœurs

Cyangugu: Extraits de la circulaire

Kinshasa: Extraits de la circulaire

Un livre de sœur Justine-Marie de St Joseph

Goma: les carmélites missionnaires thérésiennes

Soirées thérésiennes à Liège

Journée missionnaire à Zonnebeke

Mot du père Daniel

La dernière carmélite qui a vécu au Carmel de Kabwe comme missionnaire vient de mourir au Carmel d’Argenteuil, soeur Jacqueline du Rosaire.

Le lundi 7 décembre 2009, la moniale trappistine benilubéroise, la révérende soeur Denise Kahambu Muhayirwa, a été tuée au Monastère de Notre Dame de la Clarté-Dieu à Murhesa, à l’Est de la République Démocratique du Congo.

Quelques nouvelles de nos maisons sont arrivées à temps au secrétariat.

Les circulaires de nos moniales, qui sont arrivées au mois de janvier nous donnent encore leurs nouvelles de l’année passée; toujours intéressant.

Et aussi des bonnes nouvelles des carmélites missionnaires thérésiennes.

Le dimanche 15 août, il y aura la Journée Missionnaire à Zonnebeke.

Encore un tout grand merci pour tous les projets soutenus.

Bon et saint temps pascal.

Le Seigneur est vivant!

 

In memoriam

Sœur Jacqueline du saint Rosaire

“Le Vivant, le vivant, lui te rend grâce comme moi,

Is. 38,19

Ce 19 février 2010

le Seigneur a appelé dans sa joie éternelle

notre chère Sœur Jacqueline du Rosaire

(Jacqueline de Patoul)

Née dans la capitale de la Belgique, à Uccle, le 30 mars 1917, Jacqueline est la cinquième enfant d’une famille qui en comptera six: trois garçons et trois filles.

Vivante, malicieuse, curieuse, elle aime sa famille qui le lui rend bien et sait être un “ange de paix” quand ses frères se disputent.

Dès l’âge de sept ans, cette enfant au cœur sensible, perçoit le premier appel de Jésus à se donner à Lui. A l’école, la maîtresse avait parlé de la passion de Jésus. La petite Jacqueline, très touchée, en avait pleuré. Elle avait alors demandé à sa petite compagne si elle aussi avait pleuré. Celle-ci, tout étonnée, lui avait répondu : “Non, pourquoi?” Elle s’est dit alors en elle-même : “Puisque Jésus a tant souffert, moi je vais me donner toute à Jésus !”. A 10 ans, lors de sa première communion, elle a renouvelé ce don à Jésus et depuis, elle n’a plus changé d’avis.

C’est à l’âge de 21 ans qu’elle fait part à un prêtre de son désir d’entrer dans un carmel pauvre et obscur, de préférence à la campagne. Celui-ci l’oriente vers le carmel de Matagne-la-Petite. Elle y entre le 28 juin 1938 et y fait profession le 31 mai 1940.

A cette époque, le carmel de Matagne-la-Petite venait de fonder le carmel de Kabwe. Enthousiaste et généreuse, la jeune professe entra pleinement dans ce grand mouvement missionnaire et accepta de partir à son tour en 1946, à l’âge de 29 ans. Elle y resta sept ans et dû revenir en Belgique pour raison de santé.

En 1995 le carmel de Matagne a fermé. Son choix s’est alors porté sur le carmel d’Argenteuil à Waterloo plus proche de sa famille et où elle retrouvait un environnement boisé. Elle y entra le 26 juin.

En vraie fille de l’Eglise, soeur Jacqueline a toujours gardé un esprit missionnaire et un grand amour de l’Afrique. Elle aimait beaucoup lire, en particulier les revues et les journaux pour prendre les grandes intentions du monde dans sa prière. Parmi celles-ci, la paix dans les pays d’Afrique Centrale et les vocations de ces pays occupaient une place privilégiée.

Elle avait tout donné; le Seigneur lui a progressivement tout pris. Sa plus grande épreuve a sans doute été la perte progressive de sa mémoire et celle de son autonomie. Toutes ces épreuves, elle les a assumées avec beaucoup de courage, exprimant sa reconnaissance pour tout et pour toutes!

On peut dire d’elle ce que Notre Mère Sainte Thérèse souhaitait à propos des malades : “Qu’elles édifient la communauté en donnant des preuves de la perfection qu’elles ont acquise, quand elles se portaient bien.” (Const. N°98)

Le vendredi 19 février 2010 à 15h 15, elle s’est endormie dans la paix du Seigneur, entourée de ses sœurs, à l’heure où l’Eglise fait mémoire du Christ mourant sur la croix.

Ses funérailles ont eu lieu une semaine après, le 26 février, dans notre chapelle bien remplie et toute fleurie. Parmi les sept prêtres concélébrant, se trouvaient le père Daniel Taillieu et le père Honoré Mukore, un prêtre congolais de notre diocèse qui représentaient l’Afrique.

Nous, les vivants, nous ne pouvons que rendre grâce pour les merveilles qu’Il a faites en notre sœur et sa vie toute donnée !

Sœur Jacqueline était la dernière survivante du carmel de Matagne et donc des sœurs de sa génération qui ont vécu à Kabwe.

Comme le grain tombé en terre et qui meurt donne naissance à un arbre magnifique aux nombreuses ramifications, cette génération fondatrice laisse derrière elle six carmels florissants et tous peuplés d’africaines.

Kabwe, transféré à Malole, après 18 ans d’existence, a fondé lui-même Zaza au Rwanda en 1952.

Dix ans après, Zaza a fondé Kinshasa (le Léopoldville d’alors). Sept ans après, Zaza a encore fondé le carmel de Kigali. Peu d’années après, Zaza s’est replié sur Kigali et quatre ans après, Kigali a fondé le carmel de Ruhondo. A cause de la guerre, il a été transféré à Logbakro (Côte d’Ivoire).

Le carmel de Kigali, quant à lui, a fondé Cyangugu et maintenant, ce dernier avec Kigali vient de fonder le carmel de Gitega au Burundi.

Carmel d’Argenteuil,

Drève du Carmel, 24, 1410 Waterloo

Assassinat de soeur Denise Kahambu à Bukavu 16-12-2009

La vague d’assassinats qui fait des milliers des victimes actuellement à l’Est de la R.D.Congo n’épargne personne. Toutes les couches de la population sont touchées physiquement, moralement, matériellement.

Un des derniers cas est ce qui s’est passé dans l’archidiocèse de Bukavu théâtre d’un double assassinat ignoble en l’espace de 48 heures. Dans la nuit du samedi 5 au dimanche 6 décembre, l’Abbé Daniel Cizimya Nakagama (51 ans) avait été abattu dans son presbytère à Kabare.

Le lendemain, soit le lundi 7 décembre 2009, c’est le tour de la moniale trappistine beniluberoise, la révérende soeur Denise Kahambu Muhayirwa du Monastère Notre Dame de la Clarté-Dieu de Murhesa.

La sœur Denise Kahambu se préparait à fêter ses 45 ans d’âge le samedi de la semaine où elle a été abattue.

Entrée dans l’Ordre des Trappistines de Murhesa le 15 décembre 1991, elle a fait sa profession temporaire le 8 décembre 1994 et sa profession solennelle le 28 décembre 1999.

D’après ses consœurs trappistines, soeur Denise disait souvent qu’elle mourrait au mois de décembre tellement que tous les faits marquants de sa vie avaient lieu au mois de décembre. Prophète ou pas, ce que soeur Denise disait de son vivant est arrivé. Elle est morte au mois de décembre, le 7ième jour du douzième mois. Sachant que 7 et 12 sont deux chiffres symboliques de la plénitude dans la tradition judéo-chrétienne, on peut dire que soeur Denise avait déjà parfaitement remplie sa mission à la suite du Christ dont elle partage maintenant la plénitude.

Dans son monastère, sœur Denise était chantre, jardinière, réglementaire, hôtelière. C’est elle qui marquait les divers moments de la vie communautaire des moniales par le son de la cloche. Elle était aussi responsable de l’accueil, c’est-à-dire de la porte d’entrée du monastère. Elle s’occupait de l’accueil des visiteurs et des pauvres qui viennent chercher à manger au monastère.

 

Les circonstances de la mort de sœur Denise

Au soir du lundi 7 décembre, après la prière des complies et le Salve de la Solennité de l’Immaculée Conception du mardi 8 décembre, sœur Denise était allée ranger la salle à manger de l’hôtellerie du monastère et s’assurer que les visiteurs venus de Goma avaient tout ce qu’il fallait pour la nuit. Pendant qu’elle entretenait les visiteurs, les hommes en armes sont arrivés devant la grille de l’accueil avec un air menaçant.

Voyant le danger venir, sœur Denise a voulu se retirer en hâte pour alerter ses consœurs. Sans dire un mot, sans rien demander, ces malfrats ont pourchassé la sœur qui était à un pas de la porte du cloître. C’est alors que l’irréparable est arrivé.

Les malfrats ont tiré dans sa cuisse gauche. Elle est tombée la face contre terre et morte exsangue quelques minutes après, faute de secours. Les autres moniales prises de peur à la suite des coups des balles au monastère, n’avaient pas pu sortir en temps pour secourir la sœur Denise.

Adieu soeur Denise Kahambu Muhayirwa!

Là où tu es près de Dieu, prie pour la paix en R.D.Congo!

Sœur Denise Kahambu (+2009) est ainsi, depuis l’agression de la R.D. Congo par le Rwanda et l’Ouganda, la troisième personne consacrée de Beni-Lubero en mission dans l’Archidiocèse de Bukavu, après Mgr Emmanuel Kataliko (+2000) et Mgr Charles Mbogha (+2005).

L’assassinat de la Sœur Denise doit ainsi faire réfléchir l’Eglise sur les actions à prendre pour jouer un rôle plus actif dans la transformation du conflit congolais qui a assez duré, notamment mettre le gouvernement devant ses responsabilités de garant de la paix et de la sécurité de tous les congolais.

Nouvelles de nos maisons

Chèvremont

Un sinistre à Chèvremont

Ce dimanche, 28 février vers 15.00 h, la tempête qui s’est abattue sur notre colline de Chèvremont, a causé des dégâts sur la maison de retraite et de la Basilique et surtout un gros arbre est tombé sur la petite chapelle mais sans causer des gros dégâts.

Goma

La paroisse Notre Dame du Carmel,

Victime d’un vol.

La vague de banditisme qui fait des milliers des victimes actuellement à l’Est de la R.D.C. n’épargne personne. Toutes les couches de la population sont touchées. Ce qui étonne c’est que même les paroisses et autres lieux sacrés qui devraient en principe être préservés, sont, eux aussi, exposés. La parole de Dieu qui dit : “ La crainte de Dieu est le commencement de la sagesse”, est foulée aux pieds par voleurs.

Le constat amer de Jésus

Ouvrez le dixième chapitre de l’évangile selon saint Jean, au tout premier verset, vous trouverez ces mots : “En vérité, en vérité, Je vous le dis : celui qui passe par‑dessus le mur du parc à brebis au lieu d’entrer par la porte, c’est un voleur et un bandit.”

Ils sont de Jésus, ces mots. Lui, le Fils de Dieu, avait déjà fait ce constat amer en son temps déjà. Disons-le : Le vol et le banditisme ne datent donc pas d’aujourd’hui. Cependant, il y a des lieux tels les églises et autres lieux sacrés qui devaient en principe être préservés de ces actes inciviques. Seulement voilà : ils sont eux aussi violés. Nous n’en voulons pour preuve, ce qui s’est passé à la Paroisse Notre Dame du Carmel, pour ne pas la citer.

Reconstitution de fait et questionnement.

La paroisse Notre Dame du Carmel a été victime d’un vol la nuit du lundi 22 au mardi 23 février.

Le voleur (un inconnu) a commencé par casser une vitre d’une des fenêtres de l’église et cela lui a permis de pénétrer dans l’enceinte de l’église paroissiale après avoir fait sauter les verrous. La construction de cette église accuse une faiblesse: ses fenêtres n’ont pas d’antivols.

Une fois à l’intérieur, il a mis en exécution sa sale besogne : A l’aide d’un gros marteau, il a cassé la serrure de la porte de la sacristie et là, il a pris, sans autre forme de procès, la nouvelle batterie qui servait pour alimenter les micros lors des célébrations eucharistiques en semaine. Notons aussi que la porte de la salle des lecteurs a été endommagée.

Était‑il à la recherche de l’argent ? Était‑il au courant de l’achat de la nouvelle batterie ? Est‑il vraiment un inconnu ou l’un de ceux qui fréquentent très régulièrement cette paroisse ?

Ce qui est choquant, c’est que certaines personnes, créées à l’image et à la ressemblance de Dieu, ont perdu le sens du sacré. Entrer par effraction dans une Eglise pour voler, dépasse tout entendement. Rien ni personne ne peut justifier cet acte, pas même la fameuse crise économique mondiale. Imaginez un seul instant que toutes les paroisses de Goma soient gardées par les policiers… Quel témoignage !

par Yves Zihindula 26 février 2010

Kinshasa

Préparation du cinquième centenaire de Sainte Thérèse d'Avila au Theresianum Kinshasa

La Communauté Theresianum de Kinshasa est une communauté des pères Carmes Déchaux de la Délégation Générale saint Joseph du Congo. Elle comporte trois grandes parties dont la première sert de Centre de spiritualité, la deuxième de maison d’Editions Carmel Afrique et la troisième du théologat. Elle est la pépinière qui produit les prêtres religieux carmes congolais dont certains œuvrent sur place dans le pays où la Délégation compte plus de 9 communautés et d’autres vont en mission à l’étranger pour l’expansion de la Bonne Nouvelle du Seigneur, mais aussi pour témoigner de la présence agissante de la spiritualité carmélitaine dans notre monde d’aujourd’hui.

A présent 12 de nos confrères sont en mission à l’étranger; en Allemagne: père Jean-Raoul; en Belgique: les pères Théophile, Jean de Dieu et Odon et le frère Godefroid; en Italie: les pères Innocent et Constant; en Centre Afrique: le père Constantin, en Ouganda: le père Edmond et au Congo Brazzaville: les pères Jean XXIII, Jean‑Marie et René.

Cette année académique, la communauté du Theresianum Kinshasa compte 12 membres dont 4 formateurs, 1 frère stagiaire et 7 frères étudiants. Pour les étudiants nous avons en première trois: frères Jean‑Marie Bienda, Matthieu Ngalamulume et Michel Palomaa; en deuxième nous avons également trois: frères Cyprien Mokando, Jacques Mutimane et Jean‑Baptiste Mutanga. En quatrième nous avons un seul étudiant : frère Jean‑Modeste Machokuona.

Bien que se préoccupant de la formation scientifique de ses étudiants, la communauté n’oublie pas de leur fournir aussi la formation spirituelle carmélitaine.

C’est dans ce sens que pendant les vacances elle organise des séances d’approfondissement de la spiritualité carmélitaine où sont invités comme professeurs, certains de nos confrères qui ont fait la spiritualité carmélitaine à Avila.

Cette année, étant tous préoccupés à la préparation du cinquième centenaire de la Madre Teresa, la communauté accorde une priorité à la lecture des écrits de la Madre, et plus spécialement la lecture de “Pour vous je suis née” selon l’invitation des résolutions du dernier chapitre général. Chaque jour à l’office de lecture, nous lisons un extrait de ce document préparé en avance par le chargé. Et, chaque samedi, un des nos frères étudiants nous prépare un thème, en s’inspirant des œuvres de la Sainte, qu’il présente à la communauté. Un débat suit l’exposé pour enrichir nos connaissances.

Cependant, toutes ces organisations : les cours théologiques, les conférenciers, la ration et toutes les autres activités de la communauté nous demandent suffisamment des moyens.

L’année passée nous avions initié un projet de relance du poulailler avec espoir que celui‑ci nous aide à surmonter certaines difficultés. Il nous a été financé avec le soutien du révérend père Daniel Taillieu que nous remercions vivement à travers cet article et, avec lui, nos sœurs carmélites de Moerzeke qui, elles aussi nous aident de plusieurs manières, surtout en assurant l’édition de cette revue Entre‑Nous !

Le poulailler a été relancé et nous a fortement servi pendant plus de deux ans. Mais étant donné que les poules pondeuses doivent être renouvelées après tout au plus 18 mois, nous étions obligés d’évacuer les vieilles poules qui nous restaient et qui ne pondaient plus. Les jours passent et petit à petit nous dépensons le prix de vente pour d’autres besoins des étudiants. La réalité nous fait front de telle manière que nous ne pouvons pas nous en sortir sans votre aide.

Nous vous prions donc, à travers cet article, de nous assister financièrement pour relancer ce projet qui soutient les multiples activités de la communauté.

Nous vous remercions en avance de votre générosité.

père Jean‑Pierre MULOWAYI, prieur

La parole aux sœurs

Cyangugu

Chers frères, chères sœurs en Jésus‑ l’Emmanuel,

C’est le moment de vous souhaiter une année de grâce 2010. C’est aussi pour nous une occasion de vous ré exprimer notre profonde gratitude pour votre aimable attention à notre égard, pour qu’à notre tour nous accomplissions un meilleur service en vue du Royaume.

Et la vie chez nous ... en refondation ? Elle poursuit son cours sous l’étoile de l’Espérance. Nos sœurs qui sont parties en fondation, nous laissent un vide, un froid bien ressentis, mais nous avons mis notre espoir dans le Seigneur qui ne se laisse jamais vaincre en générosité.

Début janvier sœur Marie Jean de la Croix célébrait son Jubilé d’or de vie consacrée dans l’Ordre du Carmel contemplatif ; suit le Jubilé d’argent de sœur Pascal Marie Consolée en date du 25 mars.

Parlant de ressourcement spirituel et de formation permanente, nous ne cesserons pas de souligner:

‑La retraite communautaire prêchée par notre frère carme Père Roger Tchimanga, à qui nous gardons l’estime et la fierté sur le thème commenté: “De l’amour du prochain” une vertu et un devoir propre à l’état monastique.

‑Nos Pères Carmes de Butare, qui malgré le trajet dur sur la route impraticable de Nyungwe, se dérangent pour nos récollections mensuelles.

Quant aux passages importants qui nous laissent un message interpellant, nous voudrions souligner celui de notre père Evêque, notre frère père Définiteur chargé des Carmes et des Carmélites d’Afrique, Père Georges Tambala ; notre frère Père  Marie Zacharie, notre Présidente Fédérale soeur Domitille, les grands séminaristes qui passent se recueillir chez nous avant leurs ordinations diaconales et presbytérales.

A vous tous et toutes qui de multiples manières nous sont proches, nous vous présentons nos vœux les meilleurs pour l’année 2010 et nous vous donnons l’assurance de notre prière quotidienne !

Vos sœurs Carmélites de Cyangugu.

Kinshasa : Carmel du Glorieux saint Joseph

A vous tous qui nous êtes très chers, Paix et joie dans le Seigneur !

Aujourd’hui, premier dimanche de l’Avent. Il est temps de vous inviter à vous joindre à nous pour rendre grâce au Seigneur pour l’année écoulée.

L’entrée au Noviciat de soeur M. Emmanuelle a eu lieu le 25 mars ; elle chemine avec courage avec le grand désir que d’autres jeunes la rejoignent bientôt.

En cette année sacerdotale notre archevêque a eu la grâce d’ordonner 20 nouveaux prêtres. Priez avec nous pour qu’ils vivent dans la fidélité et une grande ferveur au service du Seigneur. Ils sont nombreux mais c’est encore bien peu pour notre ville de Kinshasa qui compte actuellement 10 millions d’habitants. Au carmel, nous prenons bien à cœur cette année consacrée aux prêtres. Nous espérons au cours des prochains mois avoir quelques rencontres priantes et amicales avec les délégués des 24 doyennés que compte l’archidiocèse. Comme l’a souligné le Synode pour l’Afrique, l’Eglise joue un grand rôle dans ce continent si déchiré par les conflits, la corruption, la violence et dont la majorité des habitants vit dans une extrême pauvreté.

Au cours de l’année, comme formation permanente nous avons eu trois séries de conférences : quelques-unes unes sur la Parole de Dieu, cela en lien avec le Synode. Aussi sur saint Paul. Le père Didier (omi) nous a parlé de la participation à la liturgie et Mlle Jacinthe : appartenir à une fondation, profonde réflexion sur notre façon d’être et de vivre au carmel.

Nous avons bénéficié aussi d’un excellent enseignement sur la gestion des biens. En effet, Notre Mère Prieure qui avait participé à l’Assemblée générale des Supérieures majeures en août 2008 désirait que nous puissions toutes profiter de ce qu’elle‑même avait reçu. Nous avons fait tout un parcours sur les stratégies à déployer pour une meilleure organisation du travail, sur le management et la comptabilité. Nous n’en sommes encore qu’au balbutiement. Mettre tout cela en pratique en même temps que la vie contemplative au Carmel n’est pas si simple. Toutefois, il est clair qu’il faut apprendre à bien utiliser les biens que Dieu nous donne. Nous remercions très vivement ceux qui nous aident à le faire.

Un des grands évènements de l’année fut l’accueil pendant 4 mois de notre sœur Marie‑Rose de Kananga gravement brûlée par un congélateur à pétrole ; elle nous arrivait 5 jours plus tard dans un état très critique.

Admise à la clinique Nganda tout près du monastère elle y fut soignée magnifiquement. Une sœur de Kananga venue avec elle et notre infirmière, sœur Thérèse, se relayaient jour et nuit à son chevet. Rentrée à Kananga elle continue à récupérer lentement ses membres supérieurs, les plus atteints. Merci à Dieu et à ceux qui l’ont soignée.

Cette semaine nous avons la visite fraternelle de la Présidente de notre Association des Carmels d’Afrique Francophones, soeur Domitille de Logbakro (Côte d’Ivoire). C’est un temps de grâce. Elle nous donne des échos du Chapitre Général des Pères Carmes où parmi d’autres Carmélites représentantes des différentes Associations du monde entier, elle a parlé des moniales de l’Afrique et de l’Océan indien. Nous profitons de sa présence pour nous mettre en route avec tout l’Ordre du Carmel Thérésien vers le Jubilé de 500 ans de la naissance de Notre Mère sainte Thérèse en 2015. Nous commençons par la relecture et l’étude du Livre de la vie.

A la fin de ce message nous vous redisons notre amitié. Il est bon de nous sentir unis dans l’Amour du Seigneur. C’est à Lui que nous confions tous nos vœux. Que la Présence maternelle de Notre‑Dame vous apporte tous nos vœux de paix et de bonheur.

Vos sœurs du carmel de Kinshasa

Extraits de la Préface du livre écrit par soeur Justine-Marie de saint Joseph

Faisant honneur, à la fois, à sa vocation de contemplative des “choses d’en haut” (Col. 3,1) et au nom de son saint homonyme en religion, la Sœur Justine -Marie de Saint Joseph des Carmélites déchaussées offre ici au public son tout premier écrit spirituel consacré à celui qu’elle appelle tendrement “Notre Bon Père Saint Joseph”, chaste Epoux de la Vierge Marie et Humble Père Nourricier du Fils de Dieu.

Sa motivation profonde est clairement énoncée dès les premières phrases: “Nous avons constaté que plusieurs personnes ne connaissent pas notre Bon Père saint Joseph et sa puissante intercession auprès de Dieu”.

La visée de son écrit est de combler cette lacune en présentant cette espèce de “Compendium” de la dévotion à saint Joseph. Celui-ci se présente comme un triptyque allant d’un rappel doctrino-spirituel, puisé aux meilleures sources, pour aboutir à un florilège impressionnant de prières à l’adresse du saint Patriarche -tant il est vrai que l’aboutissement de toute vie de foi est le fléchissement des genoux dans l’oraison- en passant par la pièce centrale constituée des témoignages les plus divers, glanés à travers ses lectures, de personnages historiques racontant leurs expériences de la puissance de l’intercession de saint Joseph dans leurs vies.

“Pièce centrale”, en effet, que ces témoignages plus bouleversants les uns que les autres et qui sont destinés à parler aux cœurs sensibles aux choses de Dieu, étant donné, selon la profonde parole du renard au Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry, qu’ “on ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux”.

La multiplicité des témoignages concordants ici rapportés est elle-même comme un premier argument de poids, selon le proverbe de la sagesse ancestrale Luba-Kasayi qui dit: “Cimona babidi kacyena mivilu, cidi mivilu ncya muntu umwe” (Ce qui est vu par deux témoins ne peut être nié, sauf ce qui est vu par un seul). On entend là comme l’écho de l’adage juridique bien connu: “Unus testis, nullus testis” (Un seul témoin, pas de témoin) ou celui du Deut. 19, 15 qui déclare: “Un seul témoin ne peut suffire pour convaincre un homme de quelque faute ou délit que ce soit; quel que soit le délit, c’est au dire de deux ou trois témoins que la cause sera établie”.

Le dernier argument du témoin tient donc dans cette invitation de Sainte Thérèse d’Avila: “Si quelqu’un hésite à me croire, je le supplie de vouloir bien en faire l’essai, par l’amour de Dieu; il verra, par sa propre expérience, combien il est avantageux de se recommander à ce glorieux Patriarche et de se ranger parmi ses dévots serviteurs».

Ce n’est pas là faire ombrage à l’Unique Médiateur placé entre Dieu et les hommes: Jésus-Christ (Tm 2,5); bien au contraire, celui-ci ne saurait dédaigner toutes ces médiations intermédiaires qui entrent dans son unique médiation, comme il nous en a donné un modèle dans la médiation de sa Mère Marie en faveur des organisateurs de la Noce de Cana en Galilée (Jn 2,1-10).

Que souhaiter de mieux à l’écrit de sœur Justine-Marie de saint Joseph et à ses lecteurs, que j’espère les plus nombreux possibles, sinon cette confiance et ce courage de l’essai personnel auquel sainte Thérèse d’Avila nous invite?

Que recommander, en particulier, au clergé, aux personnes consacrées et aux fidèles de notre diocèse, sinon la fidélité à ces pratiques ordinaires de dévotion à saint Joseph que sont la célébration de la messe votive en son honneur au jour du mercredi ainsi que dans le mois de mars qui lui sont consacrés dans l’Eglise, la mise à l’honneur de sa statue et de son image dans nos lieux de culte, le port de ses icônes et l’incessant recours à son intercession dans les diverses circonstances de la vie?

Puissent tous et chacun en retirer le plus grand bénéfice spirituel dans la vie.

 

+ Marcel MADILA BASANGUKA

Archevêque de Kananga

Carmélites Missionnaires Thérésiennes

Entrée de dix jeunes aspirantes au postulat

La semi-province “Sainte Thérèse de l’Enfant‑Jésus” des Carmélites Missionnaires Thérésiennes était dans la joie, le vendredi 26 février 2010. Cette date sera marquée d’une pierre blanche dans les annales de cette congrégation car elle marque l’entrée officielle au postulat des 10 jeunes aspirantes.

La veille, c’est‑à‑dire, le jeudi 25 février, les dix aspirantes ont eu une journée de récollection avec le Père Christian (carme déchaux) au Centre Génésareth des Pères Pallotins, sur le thème: “Choisir entre la peur et risque”. Cette récollection a été une préparation immédiate et comme aide à méditer sur leur entrée dans l’étape du postulat.

C’est pendant les vêpres du vendredi 26 février, que la cérémonie de l’entrée officielle au postulat a eu lieu. Après l’hymne et les chants des psaumes, c’était le moment de l’écoute des lectures choisies pour la circonstance: la lecture de la Bible et des Constitutions. Après un moment de silence et de méditation, l’heure était à l’imposition de la médaille du scapulaire de la Vierge Marie du Mont Carmel.

De la bouche de la supérieure de la communauté, sœur Joséphine Kahambu, sortaient ces paroles profondes du rituel: “Reçois la médaille, signe de notre consécration à la Vierge, type parfait de l’Eglise et marque de sa protection. Attaches‑toi au Christ et imite les vertus de sa Mère”.

Pour votre gouverne, signalons que le postulat est une période d’essai. Durant cette période les formatrices pourront, après vérification, porter un jugement sur la vocation de l’aspirante; s’assurer si la postulante a une intention droite, une bonne santé physique et psychique, une culture générale, une maturité humaine et affective suffisante de sorte qu’on puisse espérer qu’elle pourra qu’elle pourra assumer de façon responsable les obligations propres à la vie religieuse dans la congrégation des Carmélites Missionnaires Thérésiennes.

Pour sa part, la postulante pourra avoir l’occasion d’éprouver sa propre vocation, de s’adapter graduellement au genre de vie particulier du noviciat et de progresser vers une maturité plus pleine.

Nous leur souhaitons une bonne entrée au postulat.

par Yves Zihindula, le 27 février 2010.

Soirées thérésiennes à Liège

à l’église Saint‑Nicolas en Outremeuse

Entrez dans la vie et la spiritualité de sainte Thérèse, de ses parents et du Carmel...

grâce à ces rencontres mensuelles

qui allient enseignement, partage et prière.

Déroulement approximatif de ces soirées :

45 minutes d'enseignement

45 minutes de méditation personnelle et de partage

30 minutes de prière/chant

Sainte Thérèse et saint Paul

par soeur Marie‑Josiane de la Trinité (Carmel de Mehagne)

21 janvier 2010

S’offrir aux flammes de l’Amour miséricordieux

“Cette multitude d’offenses n’est qu’une goutte d’eau dans un brasier ardent”.

par le père Yves Legrain (Carmel de Chèvremont)

18 février 2010

La place de la Sainte‑Face et de la souffrance dans la spiritualité de Thérèse

“Souffrir en aimant est le plus pur bonheur”.

par soeur Colette‑Marie (Carmel de Cornillon)

18 mars 2010

Journée missionnaire

ZONNEBEKE dimanche 15 août 2010

Dans la paroisse de Zonnebeke, ceux qui soutiennent les œuvres missionnaires du père Daniel, le ‘Steungroep pater Daniël’, ont tout fait pour que cette journée missionnaire soit de nouveau dans la paroisse même où père Daniel est né et a été baptisé au lendemain de sa naissance. Bel exploit.

Cette journée missionnaire sera organisée le dimanche 15 août 2010, Solennité de l’Assomption dans la grande salle de la commune: ’t Zonnerad.

Retenez déjà cette date.

Plus de précisions des projets à soutenir vous seront données dans le numéro suivant de cette revue ENTRE-NOUS.

Il y a toujours plusieurs projets d’agriculture en route: ‘agriculture paysanne’.

L’autofinancement est de plus en plus une nécessité, même une urgence.

Il y a aussi le projet d’un groupe électrogène pour le Theresianum de Kinshasa.

 

 

Voici les coordonnées du compte de ce

“Steungroep pater Daniël”:

TAILLIEU DANIEL (Steungroep pater Daniël)

860-01100941-70

ou selon les nouvelles normes européennes:

BE60 8601 1009 4170

Pour obtenir une attestation fiscale (minimum € 30),

sur le N° 000-0718676-03 du compte

vzw Kontinenten

Doorniksesteenweg 149

8500 Kortijk

Avec mention: Steungroep pater Daniël

Grand merci d’avance.

Que le Seigneur vous le rende au centuple