|
Directeur de Rédaction Père
Daniel Taillieu, Carme - Missionnaire Rue
de Chèvremont 96 ; B-4051 Chèvremont
Sommaire *
Mot du Père Daniel
*
Nos Maisons -
Chèvremont -
Kinshasa :
- Cinquième Colloque
International de Spiritualité
-
Mont Ngafula
- Maison St Joseph
- Théologat Theresianum
-
Centre Theresianum -
Kananga : souvenir des défunts du Carmel *
Moniales -
Au cœur de l’Eglise de Kinshasa : un jubilé d’or. -
Cyangugu : circulaire 2006. -
Nyamirambo – Kigali : circulaire 2006 -
Kananga : circularie 2006 -
Elisabeth de la Trinité. Livre biographique. -
Procure des Missions -
Message du Père Marcellino -
Vœux 2007 Mot
du père Daniel.
Pour la fin de l’année
2006, quelques nouvelles sont arrivées à la rédaction de cette revue
trimestrielle.
L’année 2007 s’annonce
avec plusieurs célébrations. Jusqu’en juin, il y a le centenaire de
la mort de la bse Elisabeth de la Trinité. Ma profession solennelle
chez les Carmes à Bruges eût lieu le 25 août 1982; le P. Sebast
Vanderstraeten, 4 novices et moi, ont débuté la vie religieuse au Mont
Carmel le 15 octobre 1982. La première pierre du Theresianum a été
placée et bénie, le 29 novembre 1982. Et donc l’année 2007 est une
année de jubilés d’argent pour le Carmel d’Afrique.
Le projet “Mont Ngafula”
sera au centre de la fête missionnaire à Zonnebeke, dimanche le 8
juillet 2007.
Pour soutenir l’un ou
l’autre projet ou pour les intentions de messes, si nécessaires pour
vivre, adressez-vous
à la Procure des Missions à Chèvremont.
Les jeunes du Theresianum
Kinshasa ont lancé leur site :
http://theresianumkinshasa.site.voila.fr/
Il me reste de vous remercier
de tout cœur et de vous adresser mes meilleurs vœux pour 2007. Chèvremont. Activités
passées Le
1er octobre :
Traditionnelle Messe des Artistes
Elle était animée par la
chorale Saint Amand de Jupille et l’homélie était assurée par le
vicaire épiscopal Baudouin Charpentier. Cette messe a attiré un public
fidèle et connaisseur. Cette année la messe était dédiée aux
artistes peintres amateurs de l’entité et plus spécialement aux 7
qui ont restauré dernièrement les stations du calvaire. Le
29 octobre :
La Fête de saint Hubert.
Cette festivité a été célébrée
pour la première fois sur le site de Chèvremont. La messe de 10 heures a
été animée par les sonneurs du Bien Aller Ardennes. Un
public important a ensuite pu assister à la bénédiction des animaux :
chevaux de manège, de particuliers, ainsi qu’un magnifique attelage
de 4 frisons, des chiens et même une perruche... Les sonneurs ont également
animé cette partie.
Dernière “activité
festive” en cette année 2006 : visite à la crèche et la messe de
Minuit (23h45) dans la basilique. Kinshasa Cinquième
Colloque International de Spiritualité Du
6 au 10 mai 2007 au Theresianum - Kinshasa Le
Carmel face aux défis majeurs de la spiritualité en Afrique
Le Carmel n’est plus, pour
ses membres comme pour ses familiers, un domaine conçu pour être situé
en marge du monde. Il est dans le monde et dans l’histoire du monde.
Cette situation n’est pas un processus de dissolution de l’identité
du Carmel dans les mutations du monde d’aujourd’hui. Elle est plutôt
une belle opportunité de prise de conscience de son âme et de ses
obligations et envers lui-même et envers le
monde. En d’autres termes, la conscience de l’identité du Carmel
est inséparable de la perception du visage actuel du monde, le
continent africain en particulier.
Face à des problèmes majeurs
du continent surgissent des expériences, des écoles, des initiatives
spirituelles. Ces mouvements se veulent des réponses totales ou
radicales à cette quête d’humanité de l’Afrique.
Ils sont spécifiques et d’inspirations diverses: Christianisme,
Religions Traditionnelles africaines, Islam, Nouveaux Mouvements
Religieux, Eglises dites de réveil, etc. Dans ces expériences, la
spiritualité apparaît sur le continent, plurielle et vivante.
Au milieu de ces mouvements
spirituels contemporains, le Carmel jouit de sa pertinence et de son
originalité. Sa contribution est attendue pour accompagner avec et
parmi les autres, l’histoire de la renaissance africaine par des remèdes
efficaces aux maux dont souffre l’Afrique aujourd’hui. Cette prise
de conscience est une histoire que racontent les Colloques successifs
organisés par des Pères Carmes Déchaux à Kinshasa. Ce cinquième
Colloque International de Spiritualité marque un moment d’évaluation
et un point pour un nouveau départ. Le continent africain en a tant
besoin.
Pour la tenue de ces assises
– les frais de voyage des conférenciers, leurs honoraires et les
frais de publication dans nos Editions Carmel Afrique, nous avons besoin
du don de nos lecteurs et de nos bienfaiteurs. Pour
le Comité d’organisation P.
Valentin Ntumba Kapambu, ocd. Mont
Ngafula
Depuis une vingtaine d’années,
la Délégation des Carmes Déchaux au Congo a pu obtenir un terrain sur
la colline “Mont Ngafula”, sur la route de Kinshasa à Matadi, dans
le diocèse de Kisantu. Jusque maintenant, c’était plutôt un terrain
vague, vide et convoité.
Dans sa session N° 50, le
Conseil a décidé de mettre finalement ce terrain en valeur. Autrement
le risque de perdre ce terrain devient de plus en plus grand.
Ce terrain est situé à côté
d’une “Pédiatrie” où plus de 300 enfants sont soignés,
entretenus et soignés. L’Evêque
de Kisantu, Mgr Fidel NSELELE, voudrait que les Carmes y construisent
une chapelle. Le
P. Claretin, Padre Giorgio, qui s’occupe de cette pédiatrie, souhaite
d’y voir une école… Beaucoup
de projets pour Mont Ngafula. Il
est grand temps, puisque le mur commençait à s’écrouler… Pourquoi
pas la “dixième” Maison de la Délégation ? (Après
la rédaction de cet article, Mgr Nselele venait visiter le Centre
Theresianum avec la Dame italienne qui est à l’origine de cette œuvre
caritative… Je
lui disais que j’avais entendu son désir d’une chapelle dans notre
terrain. Et lui de dire : “Les Carmes peuvent faire beaucoup plus…
Pourquoi pas ?” Et la dame ajoutait que l’école primaire est plus
que nécessaire…) Kinshasa
Maison st Joseph
Le
bloc administratif est fonctionnel. Le Conseil N° 50 a eu lieu dans le
nouveau bureau du P. Délégué. Aussi, le premier conseiller, P.
Emmanuel, est installé dans son bureau. Maintenant, les fondations de
la nouvelle maison du P. Délégué sont achevées... Pour
l’instant, on a arrêté les travaux pour se concentrer au “Mont
Ngafula”.
Kinshasa
Centre Theresianum Installation
du nouveau Prieur du Theresianum
En ce mardi, 10 octobre 2006,
la communauté du Theresianum a accueilli un nouveau Prieur, le P.
Daniel Taillieux qui vient fraîchement de la Belgique.
Commencé comme à
l’accoutumée, l’office des vêpres a subi un petit changement après
la lecture de la Parole de Dieu.
Au lieu que celui-ci soit suivi du Répond bref, le P. Délégué
saisi du moment pour faire une monition à l’intention du nouveau
Prieur mais aussi de toute la communauté.
Le thème central de sa prédication
c’est le “Service”. Il le fait ressortir de la Parole de Dieu du
jour qui est si riche de signification. “Que votre amour soit sans
hypocrisie, fuyez le mal avec horreur, attachez-vous au bien. Soyez unis
les uns aux autres par l’affection fraternelle, rivalisez de respect
les uns pour les autres. Ne brisez pas l’élan de votre générosité,
mais laissez jaillir l’Esprit ; soyez le serviteur du Seigneur. Aux
jours d’espérance, soyez dans la joie ; aux jours d’épreuve, tenez
bon ; priez avec persévérance” (Rm 12, 9-12). Pour lui et
d’ailleurs c’est la recommandation de l’évangile ; un bon
pasteur c’est celui qui se met au service de ses frères.
Pour bien y parvenir, il a besoin du concours de tous, surtout
dans la réalisation des différents projets afférant à la communauté.
“Que la vierge Marie, Notre Dame du Mont Carmel nous protège et
que le Saint Esprit du Seigneur nous assiste dans tout ce que nous
aurons à entreprendre pour le bien de la communauté”, tels étaient
ses souhaits. La communauté s’empresse de manifester son accord en
applaudissant fortement ; c’est la joie, les embrassades et les félicitations
!
Les vêpres se poursuivent
ordinairement avec le chant de “Magnificat”. Après l’Oraison,
toute la communauté se retrouve autour d’une même table, fêtant son
nouveau Prieur et partageant un verre de fraternité, c’est la joie ! Par
Frère Marie-Paul Diambilayi de l’Annonciation
Pour l’instant, beaucoup de
groupes viennent au Theresianum pour leurs sessions. Durant toute une
semaine, “La Croix Rouge Congo” est venu au Centre. Il s’agissait
d’une session annuelle. Pour l’ouverture et pour la clôture, le
Ministre de la Santé publique était venu. Theresianum
Kinshasa en
la solennité de saint Jean de la Croix
Durant la neuvaine à l a
solennité du père saint Jean de la Croix, qui s’étendait du 5 au 13
décembre, les frères de notre communauté du Theresianum ont axé
leurs prières sur la méditation de “flamme d’amour” d’Ange
Helly, demandant à Dieu d’être à la suite du Christ à l’instar
de leur Père réformateur ; saint Jean de la Croix.
Pendant 9 jours de prières
intenses, l’image du saint était mise en honneur dans la chapelle.
Autour d’elle, les bougies sans cesse allumées sur un chandelier
luxueux avec des fleurs multicolores qui attirait le regard et l’étonnement
des fidèles chrétiens peu fréquents dans cette chapelle en semaine.
En effet, après neuf jours de
préparation spirituelle à cette solennité, le 14 décembre 2006 était
organisé de manière habituelle. La messe matinale à caractère
solennel était célébrée comme toutes les messes de solennité en
semaine. Toute la journée était comme
d’ordinaire. Rien d’extraordinaire, rien qui porterait à penser à
une fête dans la communauté. Aucune activité présente à l’horaire
n’était suspendue ; les recherches, les études, le sport,
l’Adoration… tout a été respecté.
Néanmoins, une surprise était
réservée à la soirée de la solennité. Après les vêpres suivies
des complies et de l’hymne de “Flos carmeli”, c’était le début
de la soirée. Cette surprise était exceptionnellement marquée par la
présence des carmes déchaux de nos deux communautés de Kinshasa ; la
communauté saint Joseph et celle du Theresianum, mais aussi d’un représentant
des Carmes Séculiers ainsi que quelques amis du carmel. Tous étaient réunis
autour d’une longue table supplantée des mets divers placée devant
la piscine dans la cour intérieure. Les bougies entouraient de leur éclairage
les Frères. Une musique douce unie au mouvement alternatif
d’aller-retour des Frères à la table de service rythme la soirée.
Le partage d’un verre et l’amour de vivre la fraternité animent les
Frères qui ne tardent pas de manifester leur joie en exécutant
quelques pas de danse. C’était singulièrement un climat de joie
riche en couleur ! Par
Fr. Onésime Mumbere
Kananga : souvenir des défunts
du Carmel
La famille carmélitaine de
Kananga a participé, le 2 novembre 2006, à la grande messe pontifiée
par Son Exc. Mgr Marcel Madila, ancien évêque auxiliaire et
actuellement confirmé archevêque métropolitain de Kananga, au cimetière
du Grand Séminaire Theologicum de Malole. Sous l’initiative de la
Commission diocésaine de la Vie religieuse cette messe a été célébrée
spécialement en mémoire des personnes consacrées qui reposent en paix
sur la colline de Malole et ses environs. Au terme de la célébration
les différentes personnes désignées ont présenté l’une ou
l’autre membre de sa famille religieuse dont la tombe est érigée en
ce lieu. Nous vous présentons les nôtres dont le souvenir devra être
entretenu dans une communion de prière. Il s’agit de nos trois sœurs
carmélites cloîtrées et d’un confrère prêtre Carme.
Sœur Léonie Lukadi. Née
vers les années 1930, à Tshibala, Province du Kasaï Occidental, et
baptisée le 21 novembre 1946. Après ses études d’aide accoucheuse
à Luebo, elle entra, le 10 décembre 1952, dans la Congrégation des Sœurs
de la Charité de Jésus et de Marie, à Mikalayi. Elle la quittera et
entra ensuite dans la Congrégation des Sœurs du Cœur Immaculé de
Marie, une jeune congrégation diocésaine. Après la profession, elle
ressent de nouveau un autre appel, cette fois-ci, pour le carmel.
C’est ainsi qu’elle y entrera le 5 août 1964 comme sœur externe et
reçu le nom de sœur Joséphine Marie du Sacré Cœur, et fit
sa profession solennelle le 22 août 1973. C’est au terme
d’une longue et pénible maladie du cœur qu’elle s’endormit dans
le Seigneur le 4 mars 1993, à Kananga, dans son monastère du Carmel de
l’Enfant Jésus de Prague (Carmel Kabwe Malole).
La sœur Joséphine Marie du
Sacré cœur a laissé, pour ceux et celles qui l’ont connue, le
souvenir d’une fidélité indéfectible dans les petites choses, de
simplicité et d’un amour profond de sa vocation et de l’Eglise.
Elle s’est dévouée, durant sa vie au Monastère, dans la discrétion,
au service des sœurs avec grand cœur.
La deuxième défunte est
celle que l’on aimait d’appeler la “petite Thérèse” c’est la
sœur Bilonda Thérèse. Née à Tshilundu, vers les années 1916 et
baptisée le 16 juillet 1932. Thérèse Bilonda entra d’abord chez les
Sœurs de la Charité de Jésus et de Marie. Elle exprima à ses supérieures
le désir de devenir carmélite en 1934, lors du passage des premières
Carmélites pour la fondation de Kabwe. Pour éprouver la vocation de
cette indigène, les supérieures la feront retourner en famille à
Merode, où elle aura à passer quatre ans auprès des Sœurs de saint
Joseph de Bruges. Elle fut finalement reçue le 2 février 1940 au
Carmel et reçut le nom de sœur Thérèse de l’Enfant Jésus.
Elle fit sa profession solennelle le 19 mars 1949. La première
carmélite d’Afrique Centrale nous a quitté pour la maison du Père
le 29 octobre 1994.
Notre sœur aînée, Thérèse
Bilonda, a incarné la spiritualité de Ste Thérèse de l’Enfant-Jésus
dont elle portait le nom. Elle a laissé le souvenir d’une grande sœur
toujours souriante et joyeuse. Très fidèle et mettant le soin à tout
ce qu’elle avait à faire, Thérèse a ajouté l’appellation
‘munsanto’, ce qui veut dire ‘saint’ à chaque nom de la
personne qu’elle rencontrait au Monastère. C’est ainsi que les sœurs
Carmélites encore vivantes au monastère continue à dire :
“munsanto” (le saint) ou “bansanto” (saints) pour désigner
leurs visiteurs. Quatre ans, après son entrée dans la vie, l’une de
ses compagnes la suivra. C’est le tour de Marie Pia.
La sœur Mambu Veronique
naquit à Kabwe, le 26 août 1936 et fut baptisée au lendemain de sa
naissance. Après ses études à l’école normale de Mikalayi, elle
entra au Carmel de Kabwe le 23 janvier 1956. Sa vêture aura lieu le 1
er août 1957 sous le nom de sœur Marie Pia du Cœur de Jésus. Elle émit
ses vœux solennels le 24 juin 1965. Le Seigneur l’a rappelée auprès
de Lui au Carmel de Malole le 29 novembre 1998, après une longue
maladie.
Sœur Marie Pia était d’un
caractère gai et d’une personnalité inventive. Elle avait le souci
d’apprendre tout pour ensuite le transmettre aux autres. Ce qui fit
que, souvent, elle était sûre d’elle-même. Durant sa maladie, elle
fit preuve d’une endurance exceptionnelle. Elle avait accepté sa
maladie avec un esprit surnaturel, en encourageant et consolant ceux qui
s’affligeaient de sa maladie.
Quant à Laurent Kapuku, notre
confrère, il fut né le 18 janvier 1959. Après ses études secondaires
il passa ses trois années d’études philosophiques et prendra
l’habit du Carmel au noviciat de Kananga le 15 août 1987 sous le nom
de Frère Laurent du Christ Ressuscité. Après ses premiers vœux le 15
août 1988, le Frère Laurent Kapuku il commençat les études théologiques
à Kinshasa. Au terme de quatre ans, non sans malaise de santé, il fut
envoyé en stage à Bukavu dans la maison saint Jean de la Croix. Le 19
mars 1995 il fit sa profession solennelle. L’ordination sacerdotale du
frère Laurent interviendra le 30 juin 1996 à Kananga.
Laurent a été désigné à
organiser la propédeutique spirituelle pour candidats carmes de 1997à
2000. Nommé vicaire à la paroisse Notre Père (Kananga II) et enfin
supérieur de la Communauté de Goma, Laurent a connu les malaises de
santé qui, malgré sa bonne volonté, ne lui ont pas permis de terminer
les initiatives prises. C’est en plein exercice de son ministère que
la mort l’a surpris dans la nuit du 23 juillet 2005, à la clinique
Nganda de Kinshasa, suite à des complications rénales.
Notre cher confrère a laissé
le souvenir d’un homme jovial, pacifique, social et pondéré dans sa
capacité de réconcilier les gens. C’était un conseiller avisé en
cas de nécessité au milieu de ses confrères et de sa communauté chrétienne.
Le meilleur hommage à rendre
à nos défunts consiste à prier pour que le Seigneur les accueille
dans sa demeure et qu’ils jouissent de sa paix. Pour nos confrères et
consœurs de la grande famille du Carmel au Congo, nous avions déposé
une gerbe de reconnaissance en disant : “
Chères sœurs Joséphine, Thérèse et Marie Pia, cher
Frère Laurent, votre souvenir renforce en nous l’espoir de nous
retrouver un jour tous réunis dans la joie pascale qui est le
rendez-vous des cœurs généreux. Que le reflet de votre paix fasse en
nous reverdir l’espérance : Merci ! Au revoir !” MONIALES Au
cœur de l’Eglise de Kinshasa un jubilé d’Or. Jubilé
d’Or de sœur Marie-Thérèse du Sacré-Cœur.
Le dimanche 15 octobre 2006,
Solennité de sainte Thérèse de Jésus, était choisi comme Jour du
Jubilé d’Or de sœur Marie-Thérèse du Sacré-Cœur.
Mgr Daniel Nlandu, Vicaire Général
et l’un des trois Evêques auxiliaires de Kinshasa, a présidé
l’Eucharistie. Dans son homélie, il a indiqué : “L’Eglise
de Kinshasa est fière de présenter à Dieu les cinquante
ans de la vie monastique de sœur Marie-Thérèse eu Sacré-Cœur. Ce
sont cinquante ans d’effort et de sacrifice pour montrer le chemin de
la sainteté du vrai bonheur. Cinquante ans, c’est toute l’espérance
de vie pour un Congolais…”
Mgr Giovanni d’Aniello,
nonce apostolique à Kinshasa, qui était parmi les prêtres qui concélébraient,
a transmis à la jubilaire un diplôme et une photo dédicacée du Pape
Benoît XVI. Parmi
les autres prêtres concélébrant, plusieurs carmes déchaux qui fêtaient
Sainte Thérèse d’Avila comme il se doit à la date du 15 octobre.
Après la rénovation des vœux
de chasteté, pauvreté et obéissance entre les mains de la prieure, la
sœur jubilaire a reçu du président de l’Eucharistie un bâton pour
lui rappeler la Passion et la Mort du Christ sur la croix. Mgr Nlandu a
ensuite posé sur la tête de la jubilaire une couronne en signe de la
gloire future promise par le Seigneur à ceux qui auront combattu et
persévéré jusqu’à la fin. Extraits
de la Circulaire du
carmel Marie Mère de l’Eglise (Cyangugu).
C’est avec joie et grande
reconnaissance que nous vous faisons communier à notre vécu durant
l’année 2006.
En février, à l’occasion
de la Journée des Consacrés, notre Monastère accueillit les communautés
pour une journée de récollection, au cours de laquelle le frère François
des frères Maristes, à côté de notre Pasteur Mgr. Jean Damascène,
nous rappela notre place dans l’Eglise, nous exhortant à rester tels
que nos charismes respectifs nous le demandent.
En mai, nous entrions en
retraite annuelle, avec le P. Libère Saruye des Pères Carmes de
Butare, qui nous entretint sur “la prière dans l’Ordre du
Carmel”. Ce
fut très profond et dynamisant, dans ce sens que nous avons revu la
base et le point fondamental du Carmel en nous rappelant qu’une
moniale ne se retire du monde que pour l’atteindre universellement et
l’entraîner en Dieu, et toute sa vie, si elle est fidèle donne toute
sa fécondité apostolique. Nous remercions toutes les personnes qui
nous ont aidées dans notre formation permanente, ainsi que nos Abbés
de l’évêché qui nous célèbrent les Eucharisties de chaque jour.
Au mois de juin, notre doyenne
sœur Marie Jean de la Croix fêta ses 70 ans de naissance. Nous vous témoignons
que ces années ne sont pas un poids ni pour notre sœur, ni pour nous,
mais plutôt un don.
De fin juillet à
mi-septembre, nos sœurs Pascal Marie Consolée et Marie Françoise se
rendirent au Cameroun pour une session de formation, organisée par
notre association des Carmels Francophones. Elles nous sont revenues
enthousiasmées des conférences. Leur partage donne du tonus sur le vécu
personnel et communautaire. Auparavant, elles avaient suivi une session
au Carmel de Figuil, sur les Méthodes d’étude et de travail, très
intéressant. Merci beaucoup à nos sœurs de Figuil pour cette
communion si fraternelle et cette grande générosité.
Au mois d’août nous
accueillions Mlles Alice et Agathe pour leur stage qui aboutit au
postulat pour le mois de décembre. Quant à la communauté, novembre
laisse notre jeune Cécile vêtue de l’habit de notre Ordre et un nom
nouveau : Marie Cécile du Saint Esprit. Ainsi, elle commence l’étape
du noviciat.
Nous ne lasserons jamais
d’exprimer notre reconnaissance à nos amis bienfaiteurs et
bienfaitrices pour les aides multiples qui nous font vivre et nous
permettent de perpétuer notre mission. Que leur amitié, leur générosité,
leur disponibilité et leur compétence trouvent écho sur le Cœur du
Très Haut et qu’Il leur rende au centuple tout ce que nous leur
devons. Vos
soeurs carmélites de Cyangugu
Extraits
de la circulaire du
carmel de Nyamirambo. Paix
en Jésus Christ qui est venu parmi nous !
La fin de l’année reste une
occasion de rendre grâce au Seigneur pour ses merveilles. Et si vous le
permettez, voudriez-vous nous aider à chanter le magnificat : Mon âme
exalte le Seigneur qui continue son œuvre à travers notre Mère
l’Eglise :
Le 13 mai, Il donne à sr Françoise
Marie Aimée du Crucifié de faire sa profession solennelle. Et aussi
nous confions à votre prière notre sr Ancilla qui a pris le vol, le 20
mai, vers Guinée Equatoriale pour prêter main forte au carmel de Nkué
encore en fondation.
Au mois de mai, Il a accueilli
notre sœur Blandine du carmel de Figuil. De 1980 en 1990, elle a vécu
dans notre carmel de Kigali lors de la dure épreuve de fermeture de
leur carmel de Yaoundé. Nous osons espérer qu’elle intercède pour
nous auprès de N. Dame Reine du Carmel et chante à jamais le
magnificat.
Du 29 juillet au 13 septembre nos sœurs Colette Marie et Marie Léonard
ont fait un
séjour au Cameroun d’abord à Figuil pour y suivre la formation sur
la Méthode de lecture puis à Yaoundé pour une session de
l’Association des Carmels de l’Afrique francophone. On y a abordé
la théologie morale avec le P. A.M Zacharie, la thérapie de la santé
mentale avec le P. Gonzalez et la vie consacrée selon le Droit Canon.
Au Carmel, le 11 juin, nous
avons commencé le 1ier centenaire de la mort de la Bse Elisabeth de la
Trinité (1880-1906), une jeune carmélite française qui nous initie au
recueillement, nous attire vers l’hôte intérieur. Outre les activités
qui marquent cet événement, nous lui avons dédié notre nouvel
ermitage.
Le Seigneur ne cesse de
susciter des bienfaiteurs qui nous assistent pour trouver le pain matériel:
notre sincère reconnaissance est pour vous tous ceux
qui nous ont aidées. Que le Seigneur soit Lui-même votre récompense
!
Voici, chères sœurs et chers
frères, les quelques traces de la présence du Seigneur au milieu de
nous parmi une multitude de merveilles qu’Il nous a comblées tout au
long de cette année qui vient de s’écouler, nous ne cesserons de
magnifier Celui qui vient habiter en nous. Qu’Il vous maintienne sa grâce
et bénédiction pour cette année nouvelle qui s’ouvre. Vos
sœurs carmélites de Kigali Extraits
de la circulaire du
carmel de Kananga.
Bien
chères sœurs et frères dans le Carmel,
C’est avec joie que nous
vous rejoignons à la fin de l’année
2006 pour vous présenter nos chaleureux souhaits de Noël et de l’année
nouvelle 2007 qui pointe déjà à l’horizon. C’est aussi une
occasion pour vous mettre au courant de quelques événements qui ont
marqué la vie du monastère tout au long de l’année 2006.
Le 21 janvier c’était la fête
patronale de notre mère Agnès de Jésus crucifié. Comme de coutume,
la journée revêt un caractère de fête très solennelle qui nous
permet d’exprimer notre gratitude au Seigneur, pour la responsabilité
qu’Il a confiée à sa servante notre mère prieure et pour l’œuvre
que celle ci réalise au milieu de nous.
Le 2 février nous avons eu la
joie de fêter d’une manière toute particulière cette journée de
vie consacrée. La commission de vie religieuse (C.V.R.) au diocèse de
Kananga décidait de passer ce jour au monastère. Elle avait comme thème : “Ensemble
avec Anuarite humanisons notre société.” A 10h30, les pèlerins
arrivèrent au monastère et l’Eucharistie commença présidée par
Mgr Joachim Kadima wa Kalume.
Après la messe, il y a eu une
brève présentation suivie d’un repas de fête. Ensuite nous avons
visualisé le film d’Anuarite sur le grand écran. Ce film relatait sa
vocation et sa mort. Enfin, heureuses d’avoir passé la journée
ensemble et fières de nous être consacrées au Seigneur, nous clôturions
la journée en lui rendant grâce pour son choix sur chacun et chacune
de nous.
Le 1 mai. fête de Saint
Joseph Travailleur. Nous avons eu la 1ère profession de nos deux
novices Monique du cœur Immaculée de Marie et Marie Constance de saint
Elie. Une journée de pleine grâce. Mgr Marcel Madila évêque
auxiliaire a présidé la concélébration. Il a encouragé les
professes à persévérer dans la fidélité, car elles ont choisi
la meilleure part. Après la messe, les deux familles ont exécuté
toutes sortes de danses et de jeux.
Du 22 au 29 mai. Retraite
communautaire sur le thème de la pauvreté dans le contexte actuel par
l’Abbé Félicien Muanama recteur intérimaire du grand séminaire de
théologie.
Le 10 août. Un nouveau départ
pour la session de formation au Cameroun. Cette fois ci, c’est soeur
Marie Clémentine et soeur Marie Rose qui vont prendre part. Une semaine
après leur retour le 24 septembre ce fut l’entrée au postulat de
la jeune Cécile Mbuyi. Nous la confions à vos prières pour son épanouissement
au Carmel et pour sa persévérance.
Le 15 octobre, fête de NMSte
Thérèse. Nous avons ouvert l’année centenaire de notre sœur
Elisabeth de la trinité. Nos pères carmes ont préparé quelques conférences
que nous avions suivies pendant trois jours successifs. Ce qui nous a
permis d’approfondir un peu plus la doctrine de notre sœur. Puis un
programme pour l’année fut tracé.
Le 14 novembre tous les saints
de notre ordre. Ce jour nous rappelle toujours le grand événement
qui a marqué l’histoire de notre carmel à savoir : la fondation
à Kabwe le 14 novembre 1934. Cette année, cet événement redouble son
sens par les élections de la prieure ainsi que sa suite. Fut élue prieur,
sœur Charlotte Marie de la Sainte Face. 1ère Conseillère soeur Marie
Agnès du Bon Pasteur, 2ème Conseillère, sœur Agnès de Jésus
Crucifié, et 3ème sœur Justine Marie de Saint Joseph. Nous vous
disons un grand merci pour toutes vos prières qui nous ont bien
soutenues et nous vous recommandons encore ce nouveau départ. Cher
frères et sœurs, c’est ainsi que s’achève l’année 2006 au
Carmel de Malole. Nous vous souhaitons une fois de plus nos vœux les
meilleures. En union des prières. Vos
sœurs carmélites de Malole / Kananga Message
du père Marcellino
Nous sommes déjà à Noël et
nous accueillons avec amour Celui que l’humanité avait attendu depuis
si longtemps : la naissance dans notre chaire du Verbe Eternel du Père,
Dieu depuis le commencement. Dans
le joyeux étonnement de Noël, en tenant fixé le regard sur le berceau
de Bethlehem, me viennent à l’esprit certains paroles de St Jean de
la Croix (CB 5,3-4) que je voudrais partager avec vous.
L’Incarnation du Verbe,
comme toute l’œuvre de la Rédemption, appartient aux oeuvres
majeures réalisées par le Père, à différence de toutes les autres
créatures appelées à l’existence à la hâte, laissant tomber sur
chacune d’elles un rayon de sa beauté comme trace de son passage. A
son Oeuvre Majeure il y a engagé tout son temps, ses soins et surtout
son cœur de Père pour qu’elle réussisse parfaite et fasse éclater
au jour ses merveilles.
L’Incarnation du Verbe
visait principalement le profit de l’homme, c’est vrai, mais elle a
profité aussi à toute la création. En effet elle a apporté non
seulement à l’humanité sa réhabilitation en la rachetant de la
condition de mort dans laquelle se trouvait à cause du péché en lui
apportant l’être surnaturel et en lui participant dignité et beauté
divine, mais elle a réhabilité et racheté aussi toute la création en
lui apportant une note de beauté et bonté divine surnaturelle. En
effet, en assumant dans sa personne divine du Verbe ce qui était propre
à l’homme, a assumé aussi ce que l’homme possédait en commun avec
tous les êtres créés : la matière.
Le projet merveilleux du Père
réalisé au moment de la création, a été amélioré en dignité et
beauté par l’Incarnation et Résurrection de son Verbe ; ce fut comme
d’une re-création, nouvelle création, revue et beaucoup améliorée.
Ainsi toute la création trouve son complément et sa perfection ultime
dans le Verbe Incarné - Ressuscité.
Alors chantons débordant de
joie, tous ensemble avec les anges sur le berceau de Bethlehem “Gloire
à Dieu là haut dans les cieux, et paix sur terre aux hommes de bonne
volonté”. Alléluia! Chantons le merveilleux échange... les noces
entre ciel et terre, Dieu et l’homme! Alléluia! Il a prit ce qui était
à nous pour nous donner ce qui était à Lui. Alléluia! Et Verbum Caro
Factum Est ! Alléluia ! Joyeux
Noël et très bonne Année 2007 P.
Marcellino Forcellini Procure
des Missions. Pour
aider l’un ou l’autre projet, écrire à ou bien verser directement
sur le compte :
Procure des Missions
Rue de Chèvremont 96
B-4051 VAUX-sous-CHEVREMONT ING
340-0976423-59 IBAN
: BE 84 340097642359 BIC
: BBRUBEBB Il
faut mentionner le projet : -
Intentions de messe -
Carmel de Cyangugu – Rwanda -
Carmel de Kigali – Rwanda -
Carmel du Glorieux saint Joseph – Kinshasa -
Mont Ngafula -
Colloque international -
Editions Carmel Afrique -
Ou un autre carmel Centenaire
d’Elisabeth de la Trinité
A l’occasion du Centenaire
de l’entrée d’Elisabeth dans la Vie-sans-fin, sa biographie
fondamentale vient de paraître aux Presses de la renaissance à Paris.
Trois semaines apèrs sa parution, on a déjà dû passer à la première
réimpression. Le
livre compte 750 pages et coûte 27 €. On peut le commander en
librairie : en Belgique par ex. chez librairie Carmelitana, Burgstraat
46, 9000 Gent (e-mail :
En
France et ailleurs, à défaut de librairie, au Carmel de Dijon, F-21160
Flavignerot (e-mail :
Etreins
ton Bien-Aimé J’ai
vu briller l’étoile lumineuse Qui
m’indiquait le berceau de mon Roi. Et
dans la nuit calme et mystérieuse Elle
semblait s’orienter vers moi. Puis
j’entendis, pleine de charme, La
voix de l’Ange qui me dit : Recueille-toi,
c’est en ton âme Que
le mystère est accompli. Jésus,
Splendeur du Père, En
toi s’est incarné. Avec
la Vierge Mère Etreins
ton bien-Aimé, Il
est à toi. Elisabeth
de la Trinité Noël
1902
|