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E N T R E - N O U S 2005-1
Marie, joyeusement, je
mets mon travail de prêtre en vos mains
Père
Herman-Jozef
Editorial :
Avant-propos
Chèvremont (Belgique):
décès du père Herman-Jozef
Würzburg (Allemagne):
Jubilé du Frère Konrad
Vœux de Noël et de
BONANE
Congo: Etablissement
canonique du couvent de Brazzaville
Soutien des projets
Avant-propos
Deux jours
avant son 85ème anniversaire, le père Herman-Jozef est
décédé à Liège. Une occasion unique pour remercier le Seigneur, qui
nous a donné ce missionnaire (10 ans en Inde et 15 ans au Congo) et
ce confrère plein d’humour.
Un ‘in
memoriam’ peut nous rappeler les moments importants de sa longue vie.
Lui-même nous révèle beaucoup de ses ‘charismes’ ou dons dans ses
‘mémoires’.
Ainsi, dans
ce premier numéro de cette nouvelle année 2005, il n’y aura que
quelques nouvelles de nos Frères.
Grâce au savoir-faire de notre confrère Godefroid Masereri,
la Maison de Chèvremont a
son website propre: http://membres.lycos.fr/ocdchevremont
Que les vœux
de Noël de la Bonne Année (BONANE au Congo) puissent vous encourager
à vivre en vérité votre vocation chrétienne et religieuse.
Que cette
année de l’Eucharistie (octobre 2004 – octobre 2005) nous aide à
mettre Jésus au centre de notre vie quotidienne, sous la protection
de la Vierge Marie.
Chèvremont.
In
memoriam Père Herman-Jozef
Père Herman-Jozef,
Camiel Henri Van Eessen né à Westkerke le 2-12-1919
profession religieuse
le 3-10-1940
ordonné prêtre le
29-06-1947
décédé à Liège le
30-11-2004
Beaucoup de
personnes seront heureuses d’apprendre quelque chose sur ce
missionnaire de chez nous, qui a oeuvré pour les jeunes églises de
deux continents, l’Asie et l’Afrique. Le père Herman-Jozef parlait
six langues: le néerlandais, le français, l’anglais, le portugais, le
concani et le tshiluba.
Sa vie, mise
au service des plus pauvres dans le cadre fraternel de la tradition
carmélitaine, peut être évoquée par quelques faits marquants.
Camiel Henri
Van Eessen est né le 2 décembre 1919 à Westkerke (Fl. Occ.) dans une
famille profondément chrétienne de six enfants.
Le 19
septembre 1939, le père Herman entre au noviciat de Bruges où les
œuvres de Saint Jean de la Croix lui deviennent familières.
Le 3 octobre
1940, il prononce ses vœux et en 1947, il reçoit le sacrement de
l’Ordre.
Il est alors
envoyé pour la première fois comme missionnaire à Goa, une enclave
portugaise en Inde. On l’envoie ensuite à Mangalore (Inde) pour y
construire un nouveau couvent; il en créa plusieurs au cours de sa
vie.
En 1958, il
est envoyé au Congo où il se consacre à l’enseignement des enfants.
Il travaille aussi en paroisse.
En 1960, lors
de l’indépendance, à l’arrivée des troupes de l’ONU, il est nommé
professeur d’Anglais, une tâche qu’il exercera pendant une dizaine
d’années dans plusieurs collèges.
En 1973,
souffrant de la malaria, il rentre au pays. Ayant le choix entre
Bruxelles et Chèvremont, il choisit de séjourner sur cette colline,
dédiée à Notre Dame.
Pendant les
nombreuses années qu’il exerça la charge de prieur, il eut la
satisfaction de voir se renouveler la fréquentation de la basilique
de Chèvremont et d’y accueillir des fidèles désireux de se retrouver
sur un site accueillant dans la tradition mariale et carmélitaine.
De 1978 à
1981 il fût provincial de la Province du Brabant et de 1981 à 1995
prieur du couvent de Chèvremont. Pour des raisons de santé il fût
admis en 1994 dans la maison de repos St Joseph où il mena pendant 10
ans - selon sa propre expression - la vie d’un ‘ermite solitaire’.
Il est décédé
le 30 novembre 2004, après un séjour de deux semaines à l’hôpital
St-Joseph à Liège.
La messe des funérailles eut lieu le 8 décembre 2004, jour
de la solennité de Marie Immaculée, une fête qui lui était chère. Dès
le début il avait mis sa vie de prêtre sous la protection de la
vierge Marie. L’image souvenir de son ordination sacerdotale commence
par cette sentence éloquente : Marie, dans tes mains je remets mon
travail de prêtre.
Un bon nombre de la famille et des amis du couvent de
Chèvremont assistaient à cette messe concélébrée et présidée par le
père Daniel Taillieu, prieur actuel, avec tous les confrères de
Chèvremont et les pères Paul De Bois et Théophiel Maes, représentants
du père provincial et confrères carmes de la province des Flandres.
Les Pères Carmes de Chèvremont et la famille du Père
Herman-Jozef vous remercient pour vos prières; ils ont été très
sensibles à l’expression de vos condoléances. Le
père Herman-Jozef est enseveli au cimetière des pères carmes de
Chèvremont.
Merci, père Herman,
pour votre charisme et pour votre amour simple et quotidien du peuple
de Dieu, dans le respect de la Règle de Ste Thérèse.
Evocation des souvenirs
concernats la vie et l’activité du Père Herman Jozef, selon ses
propres “Mémoires”.
Les lecteurs fidèles d’Entre-Nous se rappellent sans doute
les rapports de deux interviews que le frère Godefroid Masereri a
faits avec le père Herman-Jozef. Ils ont parus dan Entre-Nous de
juillet 2002 et avril 2003. On y trouve déjà beaucoup de souvenirs
sur la vie religieuse et missionnaire du père Herman-Jozef.
Ce sera maintenant une agréable surprise de pouvoir
continuer la lecture des mémoires que le père a rédigé lui-même.
A l’occasion de son jubilé d’or, la famille du père
Herman-Jozef lui offrit un ordinateur. Le père se fit initier à
l’utilisation de cet appareil. Utilisation qui lui permit d’écrire
ses mémoires. Le père explique lui même pourquoi il prit cette
décision.
“J'ai toujours refusé d’écrire mes mémoires; mais, après le
discours que je prononçai au Carmel d’Aalst à l’occasion de mon
jubilé d’or, je cédai à l’insistance de ma famille et des Sœurs
Carmélites qui désiraient connaître mieux le père Herman.
Les mémoires nous livrent plusieurs petits traits et
histoires pittoresques racontées avec beaucoup d’humour.
“Depuis que j’ai quitté ma maison paternelle à l’age de
vingt ans, j’ai lu et appris beaucoup de choses. Mais le peu de
choses que j’ai appris à la maison sont restées les plus belles et
les plus importantes.” Au
moment de partir pour l’Inde, le père Herman-Jozef avait le propos
d’annoncer la Bonne Nouvelle aux peuples qui ne la connaissaient pas
encore.
Arrivé sur son champ de travail, il constata qu’on
s’adressait à lui pour toutes sortes de services.
Au cours de son ministère apostolique, il lui arrivait de
découvrir des talents cachés. Voici comment le père évoque ce
ministère:
“A Mangalore, nous souffrions d’un manque d’eau. Le père
Marcel, alors supérieur, consulta un radiesthésiste indien. A la vue
de notre terrain, celui-ci haussa les épaules en disant: “Que puis‑je
trouver ici ?” Il coupa la branche d’un arbre et me la donna en
disant: “Mon père, si la branche se met à tourner dans vos mains,
c’est signe qu’il y a de l’eau. Et la branche se mit à tourner! Je
pensais que cela était dû à ma nervosité, mais le radiesthésiste me
dit de me livrer à des recherches sur tout ce terrain pierreux et
d’indiquer les endroits où la branche tournerait. Aussitôt dit,
aussitôt fait.
A la fin du chemin parcouru, le radiesthésiste prit la
branche et suivit mes traces, puis il me dit: “Je crois que vous vous
y connaissez”. Quand on ne trouvait pas d’eau en creusant le sol, il
s’excusait en disant qu’il m’avait fait confiance.
Une personne qui avait entendu le radiesthésiste dire, “Je
crois que vous vous y connaissez”, venait me déranger tous les jours
et insistait pour que j’aille chez elle pour rechercher de l’eau.
J’avais beau dire que ce n’était pas ma branche. Il se fâchait en
disant que je ne voulais pas lui dire où trouver de l’eau. A la fin,
je m’y rendis quand même. Mon bâton se mit à tourner, mais je n’osais
pas reconnaître que j’étais à l’origine du phénomène. Le
radiesthésiste me dit: « Mon père, bénissez cet endroit et l’eau
viendra ». J’obtempérai. Le radiesthésiste fora son puits et l’eau
jaillit. On m’appela chez son cousin qui habitait dans un village
voisin. Et l’eau continuait à jaillir.
En Inde, le fait qu’il y a neuf mois de sécheresse et
seulement trois mois de pluie signifie que l’eau est la seule
richesse. J’avais le cœur serré chaque fois que je m’y rendais, tant
ma visite était risquée. Les Catholiques, les Hindous, les musulmans,
tous venaient chez moi, parce que j’étais un homme de Dieu qui ne
pouvait pas tromper. Ils se méfiaient d’eux-mêmes.
J’essayais toutes les méthodes et tout réussissait. Je
pensais que ça dépendait plus de l’attention et de la concentration
que des instruments. Je jetais mon bâton et ma baguette divinatoire
tout en disant: “Si ma main devient chaude, il y a de l’eau!” Et ça
marchait aussi bien! Mais c’était à en devenir fou. Partout, je
trouvais de l’eau sans bâton et sans baguette et je sentais la
présence de l’eau sous l’autel dans la chapelle des sœurs, parce que
mes mains devenaient chaudes. Il était temps de retourner en
Belgique. C’était trop...
Quand je fis la demande d’un visa pour quitter l’Inde, on
me le donna sans délai, non pas en tant que prêtre catholique, mais
en tant que chercheur d’eau! Mais, au fait, n’étais‑je pas venu en
Inde pour propager la foi chrétienne, et il m’a été donné de la
propager ou d'en témoigner sur les voies les plus inattendues.
Après mon premier congé en 1958, le retour en Inde était
rendu difficile car on n’admettait plus des nouveaux missionnaires
catholiques. Ainsi les supérieurs m’envoyaient au Congo. Ce fût une
nouvelle aventure. Je peux dire que j’ai goûté une grande joie en
travaillant à la paroisse de Tshitebua.
En 1972 la Province des carmes des Flandres laissait la
paroisse aux Italiens. Moi-même souffrais de la malaria et pour cette
cause j’étais parfois à charge des confrères. Pour cette raison j’ai
demandé de revenir en Belgique.
* * *
“Afin que nul ne meure
...”
(Article du père Herman-Jozef)
Le père Herman-Jozef a passé les dernières années de sa vie
dans une maison de repos. En bon observateur il remarqua le
va-et-vient des infirmières et en parle finement dans ses mémoires.
Un beau témoigne de sa reconnaissance envers les personnes qui ont
soulagé ses peines physiques pendant de longues années.
“Afin que nul ne meure...” est le titre d’un beau roman de
F.G. Slaughter. Il raconte l’histoire d’un jeune médecin qui, à peine
diplômé, est appelé à l’hôpital d’urgence pour remplacer un autre
médecin empêché. Sans aucune qualification, il doit intervenir dans
un accouchement difficile et compliqué. Que faire? Sauver la vie de
l’enfant et laisser mourir la mère? Ou le contraire? Grâce à l’aide
d’une infirmière compétente et expérimentée, il réussit à sauver la
vie de l’enfant et de la mère. L’infirmière s’efface pour laisser
l’honneur au ‘diplôme’ du jeune homme qui ainsi gagne un renom
élogieux parmi les médecins. Sachant qu’elle a agi selon les lois du
métier, il est très reconnaissant. Ensemble, ils lancent le mouvement
“Afin que nul ne meure..” Pour un malade, un grand ou petit diplôme
n’a pas d’importance pourvu qu’on ait la vie sauve.
Les
infirmières ont déjà rempli une large part dans ma vie. En 1994, on
m’a envoyé d’urgence à l’hôpital avec une déchirure cardiaque qui
rendait mon bras gauche tout bleu (pas beau à voir). Le médecin me
donnait encore deux jours à vivre. Grâce au dévouement des
infirmières, ces deux jours sont devenus sept ans jusqu’à maintenant.
(finalement 10 ans) Seulement je dois dire que j’ai dû racheter ma
vie, au prix de mon sang. Avec un zèle acharné (le mot n’est pas trop
fort) elles m’ont donné des prises de sang sans nombre, des baxters,
des piqûres, des injections (4876 jusqu’à maintenant et ce n’est pas
fini !).
Une aiguille
dans les mains d’une infirmière est comme un stéthoscope d’un
médecin, l’instrument indispensable “afin que nul ne meure”.
Il y a deux sortes d’infirmières, celles des hôpitaux et
celles des maisons de repos. Elles ont en commun la gentillesse et le
dévouement. Seulement dans les hôpitaux on ne sait pas faire
connaissance.
Les trois équipes par jour font déjà un bon nombre; le
temps d’hospitalisation ne s’y prête pas et en plus elles sont
appelées à gauche et à droite. Je ne saurais pas vous dire l’équipe
qui a blanchi mon bras. Dommage! Mais elles voient leur travail
rémunéré en voyant leur malade guéri, heureux de rentrer à la maison.
Elles ne s’attendent même pas à un “au revoir”.
Dans la maison de repos, au contraire, on a amplement le
temps de faire connaissance. Et comment? A la fin, on se sent de la
famille et on s’adapte à une routine qu’on ne veut plus interrompre.
Les week-ends, je suis perdu et dépaysé.
A partir de 7 heures du matin on entend une voix douce qui
avance de porte en porte comme un zéphyr qui approche disant “Comment
ça va?” Il y a le clic-clac des sabots de... et le slouf-slouf des
baskets de... Il y a encore les frappes à la porte... Avant de
l’avoir vue, on connaît déjà l’équipe du jour et on se prépare pour
le bon accueil. Si on ne connaît ni la voix, ni les pas, ni les
frappes à la porte, on se dit: “Aie, aie, c’est une stagiaire”.
J’ai vu à la télévision une réclame de ‘Bata’ pour les
souliers. “Une femme marche en moyenne
6
km par jour”. Ce serait mieux de venir ici au service 13, ça serait
triplé. J’ai voulu calculer moi-même sans y parvenir parce qu’il y a
des chariots qui effacent les bruits des pas.
A partir de 8 heures, le couloir du service 13 se
transforme en garage pour tous les chariots nécessaires au service.
Un pour les soins médicaux, un pour le linge, un pour le nettoyage,
un pour les repas du matin et du soir, un pour les repas de midi et
j’oubliais les chariots les plus bruyants, pour les vaisselles.
Il arrive encore de temps en temps que les chariots du
service 14 s’ajoutent. Quand on doit passer en fauteuil roulant, je
me trouve dans un fameux embouteillage. Je me suis demandé pourquoi
pas faire comme en ville, les jours pairs à droite, les jours impairs
à gauche. Mais c’est impossible si l’on doit tenir compte de ne pas
stationner devant les portes. Les week-ends, les chariots ont disparu
et le travail continue. Je me demande comment il se fait?
“Afin que nul
ne meure”. Chaque après-midi je vois une infirmière assortir les
médicaments pour 20 patients. A moi seul, il me faut 14 cachets par
jour; le temps de la grippe, il me fallait 19 médicaments. “Mais
comment dois-je avaler tout cela?” “Mettez-les entre vos tartines et
bon appétit”, me disait-on.
En plus, ces
médicaments doivent être pris bien à temps: matin, midi, 5 h, le
soir. Quelle responsabilité! Car les malades prennent aveuglément ce
qu’on leur donne. Il n’est pas rare de voir la même infirmière
apporter vos dîners et faire votre lit.
Chose
étonnante: ce n’est pas elle qui rouspète mais moi. Pourquoi toujours
la même; n’y a-t-il pas une stagiaire qui peut le faire? Le monde
entier était en admiration pour l’œuvre de Mère Thérèsa. En Inde
maintenant on n’en parle plus, mais sou œuvre a pris racine, tout
près de moi et je l’ignorais. La télévision, plutôt de publier des
crimes, ferait mieux d’attirer l’attention sur ces cœurs généreux,
même en Belgique.
“Afin que nul
ne meure”. La direction a donné à tous les malades une sonnerie pour
appeler une infirmière en cas d’urgence. Malheureusement, il n’y a
que des cas urgents. A peine une entrée chez moi, le temps d’une
injection, et le bip appelle déjà. Un médecin disait: “A elle seule
cette secousse mille fois répétée suffirait à ébranler le système
nerveux”. Encore ne faut-il pas oublier la sonnerie stridente et
impatiente du téléphone qui ne trouve personne dans les parages. Je
ferais à mon age un mauvais infirmier ne voulant plus être perturbé.
Les
infirmières des maisons de repos n’ont pas la satisfaction de voir
guérir leurs malades. Leur dévouement n’est pas récompensé comme dans
les hôpitaux. Elles n’y pensent pas. Leur seul objectif est de
réaliser ce projet “afin que nul ne meure...” avant de fêter son
centenaire.... En passant le long des portes ouvertes des chambres,
je vois des malades alités qui n’ont plus qu’un seul désir: c’est de
garder leur dernier souffle pour plus tard. Avec quel dévouement et
quelle patience les infirmières les entourent sans la moindre
tentation de les abandonner! Je peux compter sur les doigts les
candidats prêts pour fêter leur centenaire!
Bien que je
sois un oiseau pour le chat, et qu’il me faut encore beaucoup
d’injections, je signe volontiers le contrat pour devenir centenaire
à la maison de repos St Joseph. Et je rêve déjà du jour où je
pourrais lever le verre de l’amitié avec les infirmières et le
personnel de la maison qui m’ont si bien soigné!
Père Herman-Jozef
Würzburg, Jubilé du
Frère Konrad
La communauté
de Würzburg a fêté ce samedi 16 octobre 2004, le jubilé de 25 ans de
vie religieuse du Frère Konrad de la Reine du Carmel. De son vrai nom
Franz Heisier est né le 1.8.1951 à Speyer Dompfarrei, dans les
environs de Frankfurt. Boulanger de profession, le frère Konrad a
voulu réaliser sa vocation au Carmel. Il a connu la communauté des
pères Carmes de Würzburg vers les années 77. Il fit sa première
profession le 15 octobre 1979.
Depuis ce
temps, le frère est resté dans cette communauté comme cuisinier. Tous
ceux qui sont passés par Würzburg n’ont jamais oublié l’engagement de
ce frère et surtout la joie qu’il trouve dans son office de
cuisinier. Pour des raisons pratiques, la communauté a voulu célébrer
cet événement le lendemain de la fête de notre Mère Sainte Thérèse de
Jésus, le samedi 16 octobre.
La fête a
commencé à 14 h 00 par la traditionnelle tasse de café allemand.
Toute la communauté, les membres de la famille du jubilaire ainsi que
les autres invités ont partagé le café et plusieurs sortes de gâteau
préparés par le frère lui-même. A 16 h 00 c’était la visite guidée du
couvent. Nos invités ont visité tour à tour les différents locaux de
la communauté.
A 18 h 00,
nous nous retrouvions à l’Eglise pour la messe d’action de grâce qui
a connu la concélébration de plusieurs confrères venus des
différentes communautés. Pour la circonstance, le jubilaire avait
invité tous les prieurs qui sont passés dans cette communauté depuis
ses 25 ans. L’Eglise, archicomble, vibrait au rythme de la fête.
L’évangile choisi était celui de Saint Luc: la vraie famille de
Jésus. Dans son
homélie, le père Thomas le prieur de Munich (ancien prieur de
Würzburg) a retracé le parcours du frère Konrad, depuis son entré au
Carmel jusqu’à nos jours. Entré à neuf, il est le seul à pouvoir
fêter les 25 ans de vie religieuse sans doute parce qu’il a retrouvé
au Carmel la vraie famille.
Le frère
sacristain n’a pas manqué d’imagination. On pouvait bien voir dans
les bouquets de fleurs devant l’autel quelques ustensiles de cuisine
comme par exemple: malaxer, cuillères et autres effets que le frère
utilise. Prenant la parole, le jubilaire très ému a manqué les mots
pour exprimer sa gratitude à tous les invités; un merci était
suffisant.
Après la
table eucharistique, ce fût la table du réfectoire à nous accueillir.
Et comme au réfectoire le rituel n’est pas si exigeant, chacun
pouvait commencer avec ce qui l’intéressait le plus. Pour la
circonstance, une spécialité de cette région (Franken) a été offerte.
La bière et le vin étaient au rendez-vous. Ce n’est que tard dans la
nuit que le dernier invité est parti, content d’avoir dégusté le bon
vin.
Au Frère Konrad nous disons Bonne fête, “Alles Gute und viel Glück”.
Père Jean Raoul et Père
Jean de Dieu Vœux de Noël et de
BONANE
Que rien ne te trouble
Que rien ne t’épouvante
Tout passe
Dieu ne change pas
La patience
Tout obtient
Qui a Dieu
Rien ne lui manque
Dieu seul suffit En
guise de cadeau, en ce Noël 2004 et pour l’Année 2005, je vous offre
ce poème de Thérèse de Jésus. Vraiment, ce poème de la Madre m’aide à
ne rien dramatiser.
En plus, c’est avec beaucoup de joie, que j’ai choisi pour
vous des vœux... dans la Parole de Dieu.
Je vous souhaite:
- la Joie (Luc 10,20)
- la Sérénité en toutes
circonstances (Siracide 14,2)
- la Sécurité (Lc 28,46
et Is 43,1.3)
- la Confiance (Rom
8,28)
- la Santé (Prov 14,30
et(Mt 8,13)
- la Reconnaissance (1
Thess 5,16. 18)
- d’être Prospère en
tout (Deut 30,9)
J’ai la certitude
que tout cela et …
bien au-delà, vous sera
donné…
Si vous
croyez en Jésus-Christ et en ses Promesses.
Car “ceux qui
espèrent en Lui
ne seront pas déçus”.
C’est ce que je désire
vivement
pour votre bonheur.
Amen
Père Daniel de Marie Immaculée
Congo: Etablissement
canonique du couvent de Brazzaville
Avec le
rescrit N° 48491/73 du 29 novembre 2004 de la Congrégation pour les
Instituts de Vie Consacrée et les Sociétés de Vie Apostolique, le
couvent de Brazzaville dans la République Populaire du Congo a été
établi canoniquement.
* * *
Plusieurs
demandent comment aider nos Maisons. Celui qui veut soutenir l’un ou
l’autre projet de cette Délégation des Carmes au Congo peut le faire
- ou sur le N°
850-8100489-17 du compte du
“Pater
Daniel - Steungroep”
- ou sur le N°
000-0718676-03 du compte
vzw
Kontinenten
Doorniksesteenweg 149
8500
Kortrijk.
Avec mention: Pater
Daniel Taillieu - Steungroep
Pour obtenir une
attestation fiscale: min. de € 30
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