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« TU
ES PROCHE SEIGNEUR, DÈS L’ORIGINE J’AI SU QUE TON
ALLIANCE ÉTAIT FONDÉE POUR TOUJOURS. »
Avec nos meilleurs voeux pour
l’année qui approche, nous venons vous dire notre joie d’entrer en
contact avec vous pour vous donner quelques brèves nouvelles de notre
cheminement. Le pays semble en marche avec bien sûr tout ce que nous
devons attendre car nous espérons des progrès rapide, mais peu à peu
nous sentons quelques progrès : on a distribué des outils pour la
culture, on règle toutes sortes de choses : impôts et régulation
de la police etc. .. Et
nous voyons des progrès : les maisons qui
s’arrangent, des
routes qui s’améliorent. Une chose noire seulement la guerre dans
l’Est mais nous avons l’espoir que là aussi cela va s’arranger
pour ces populations qui vivent des exodes terribles.
Charbon
de bois Une Violente tempête survenue au mois de
Mars a mis par terre dans notre parcelle une rangée d’arbres. En
Juillet notre ouvrier a aussi taillé les arbres fruitiers pour préparer
la floraison. Faut-il laisser pourrir tout ce bois ? Comme nous
sommes souvent victimes de coupures d’électricité nous avons pensé
faire du charbon de bois nous-mêmes : bonne idée. Nous avons donc
rassemblé tout le bois qui traînait : c’était une macédoine
du sapin, du goyavier du palmier, du bambou, du papayer, et d’autres
encore ……et tout cela a été mis en tas … et ce fut l’allumage
après avoir couvert le tout avec de la terre, de l’herbe
etc… Mais il fallait surveiller tout cela jour et nuit pour que
le bois ne se réduise pas en cendre…. Après un premier regard au as
nous avons encore recommencé et au bout de deux semaines nous avions
une vingtaine de sacs de charbon de bois. Ce fut un vrai exploit :
coup de chapeau pour les forestières en herbes. Bien sûr il y a eu les
à côtés : des jours où il a fallu attendre que les ouvrières
viennent dîner mais ce fut un bon exercice de communauté et nous ions
fières car un sac coûte très cher.
5
Novembre : enfin le retour à la maison de notre Pétra après
une longue absence. J’étais partie en Europe pour des soins médicaux.
Mais la fatigue du long voyage, la longue attente de mon retour,
tout est bien vite oublié et mes sœurs m’attendaient dans la joie.
Merci… Merci aussi à mon carmel d’Anvers qui m’ si bien
accueillie et soignée. Merci à tous ceux qui m’ont assistée à la
Clinique et après : j’étais soignée comme une reine. Une année
pas comme les autres en Belgique 4OO ans de présence carmélitaine et
cela devait se fêter : j’en ai eu mon compte. La réunion se fit au carmel de Bruxelles
avec les carmélites de partout : conférence du Père Robert Paul,
Visite du Père Général à Anvers. Quelle joie j’ai eue de
rencontrer quelques sœurs et frères que je n’avais pas vus depuis
des années. Merci encore pour tout. Après tant de joie on se pose la
question : que sera le ciel ?
L’année nous a apporté une profession
temporaire d’Agnès : écoutez-la : « Seigneur, je te rends grâce pour ton dessein sur moi, pour toutes les
merveilles que tu n’as cessé d’accomplir sur chaque personne crée
à ton image. Je n’oublie pas non plus de dire merci à ma chère
communauté qui m’a toujours soutenue, et plus encore durant ce temps
de ma préparation à cette profession. Je dis encore merci à toutes
les personnes qui m’on accompagnée spirituellement et moralement et
aussi matériellement. Que vos prières m’aident encore à vivre selon
ce que Dieu veut pour moi pour qu’un jour je me donne entièrement à
Lui. Avec mes sincères gratitudes ». Sœur Agnès du Sang Précieux Notre retraite communautaire nous fut prêchée
sur la PRIERE par un Moine Bénédictin, Prieur du Monastère de la
Kiswishi. Il nous a parlé
d’une manière profonde et pratique : prier
c’est s’engager pratiquement dans une merveilleuse aventure
qui a pour but de découvrir ce qu’on peut dire et le dire avec ce
qu’on est et surtout à partir de ce que l’Esprit de Jésus nous
inspire. Ainsi, pour entrer dans la prière mon cœur doit éprouver un
désir profond ou soif de Dieu. Je dois être humble parce que je dois
chaque jour apprendre et réapprendre à prier, quel que soit l’itinéraire
déjà parcouru parce que celui qui prie mieux n’est certes pas le
plus intelligent mais le plus petit .Je dois être aussi courageux car
si la prière est un don elle est aussi un combat et demande du
renoncement, du temps et de la persévérance. Je dois écouter Dieu qui
me parle et pour mieux écouter ouvrir les oreilles de mon cœur,
accepter l’ascèse du silence intérieur et extérieur. Je dois enfin
être paisible parce que Dieu qui me parle est un Dieu qui m’aime,, un
Dieu de miséricorde de paix et d’amour. Pendant l’absence de notre Mère
Marguerite, nous avons eu la joie de recevoir Monseigneur OSCAR NGOY
nouvellement sacré Evêque de KONGOLO. Il fut notre Curé de Sainte
Elisabeth. C’est lui qui
nous guida aux élections au bureau de vote qui était localisé dans sa
paroisse. Entretien très fraternel après l’Eucharistie dans notre
chapelle. Il a ensuite partagé notre repas et ce fut pour lui
l’occasion de nous parler de sa nouvelle mission. Nous le confions très fort à vos prières.
Comme cette entrevue avait lieu après la messe car c’était un
dimanche et beaucoup de chrétiens venaient le saluer car il est très
connu ici. C’est un Père
Spiritain.
Nous avions décidé en communauté de faire de notre année une
année dédiée à notre nouvelle Bienheureuse Sœur Elisabeth de la
Trinité. Nous étions un peu en retard et avons commencé en décembre
2OO6 la première réunion d’un comité qui comprenait des frères
O.C.D.S. des sœurs Carmélites actives, et quelques carmélites de chez
nous. Ceci se faisait à l’annexe et se répétait tous les mois.
Ainsi nous avons préparé des conférences de l’un ou l’autre, des
prières partagées dans l’une ou l’autre communauté et même une
pièce de théâtre sur la vie de notre Elisabeth. Au début cela n’a
pas eu tant de succès mais bientôt ce fut mieux suivi et on peut dire
qu’Elisabeth a été connue à Lubumbashi. La fête de clôture fut très
belle : une tente dressée dans notre enclos devant la chapelle car
le temps de pluie menaçait. La
messe présidée par notre Archevêque fut très belle et il y avait
foule. Nous avions préparé la fête après la messe et la petite scène
devait avoir lieu pendant ce temps. Mais la pluie nous a rejoint, une
pluie tropicale qui a obligé à un retrait dans tous les bâtiments du
carmel. Mais nous avons pris tout cela en riant et tous furent content ;
la fin de la messe quand l’Archevêque demandait à la communauté un
dernier mot nous avons chanté ensemble la prière » d’Elisabeth
suivie avec un silence très fort par tous.
SESSION DES PRIEURES YAOUNDE
Le 2O Août nous avions la réunion des Prieures de
l’Association au Cameroun chez nos Pères de Nkolbisson. La première semaine était consacrée à
l’étude du Français….. Faire des kilomètres pour cela semblait du
temps perdu ; nous pouvions dire comme Naaman le Syrien :
Est-ce que les fleuves manquaient pour aller nous baigner ? Et
pourtant on a appris certaine choses qu’on one savait pas entre autre :
la présentation, l’adaptation, l’information, types des
correspondances. On n’est jamais au top !
On apprendra toujours.
La deuxième semaine nous avons parcouru avec le Père Flavio
le livre d’ Amédéo Cencini : « Les
sentiments du Fils chemin de formation à la vie consacrée »
La formation n’est pas l’affaire d’un moment de l’existence, ni
question privée. Elle
touche toute la personne. C’est n ministère pat lequel s’opère un
mystère, action que le Père réalise avec la puissance de l’Esprit
pour modeler en ceux qu’Il appelle l’image du Fils. Enfin la bonne
et meilleure formation est l’expérience dans la vie quotidienne.
La troisième semaine avec le Père Philippe Hugelé sur la
mission de la Prieure : son autorité d’après Sainte Thérèse
de Jésus et enfin nous avons écouté la cassette d’ Anzo B. sur le
fondement de l’autorité (l’obéissance)
Enfin je
suis allée rendre visite à nos sœurs de Figuil, au milieu des plus
pauvres…. Quelle joie de nous retrouver….. Après deux semaines je
suis rentrée, baptisée par la belle mère « malaria » sans
voir mes bagages tout comme au départ, mais seulement après cinq jours
d’attente. MARGUERITE ;
Le petit mot de la fin : il est pour vous embrasser de
nouveau pour vous dire que tout va bien. Nous attendons notre JESUS tout
petit et c’est toujours la même joie car il s’est fait si proche de
nous. Nous avons une année assez difficile qui nous attend : la
maison du noviciat a
été très mal faite sur un remblai et l’humidité se rencontre très
fort dans les cellules. On va essayer de nous arranger cela mais il y
aura donc des ouvriers dans la maison pour un temps assez long et ce ne
sera sans doute pas gratis, mais nous faisons confiance au Seigneur qui
sait tout. Restons ensemble pour le louer sans nous arrêter car c’est
notre vie et notre joie.
VOS SŒURS CARMELITES
DE LUBUMBASHI
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