LA FORMATION DES POSTULANTS CARMES A BUKAVU
Les quatre années que passent les jeunes en formation à Bukavu, c’est-à-dire une année de propédeutique et les trois années de philosophie, selon le cursus de formation en vigueur dans la Délégation des carmes déchaux du Congo, comptent comme leur temps du postulat. Si la propédeutique se fait au scolasticat Saint Jean de la Croix sur la colline de Karhale, les trois ans de philosophie se feront désormais à Muhumba, en pleine ville de Bukavu, au scolasticat Edith Stein. Les postulants carmes étudiants en philosophie habiteront Edith Stein, mais étudieront dans le consortium philosophique de Bukavu qui est sous le patronage d’ISIDORE BAKANJA, martyr congolais du scapulaire. Pour rappel, ce consortium est le fruit d’une réflexion commencée en l’année 2002 entre les supérieurs majeurs des congrégations et instituts missionnaires basés à Bukavu. Il n’est pas inutile de souligner aussi que ce consortium fonctionne sur deux sites : Le site de la Ruzizi , chez les Missionnaires d’Afrique et le site Edith Stein, au scolasticat des Carmes déchaux. Pour être complet, retenons aussi que le philosophat Isidore Bakanja comme consortium est érigé sous la responsabilité des supérieurs majeurs des congrégations et instituts suivants : - Société des Missionnaires d’Afrique (M. Afr) - Ordre des Carmes Déchaux (o.c.d) - Congrégation des Pères Xavériens de Parme (s.x) - Congrégation des Clercs réguliers de Saint Paul (Barnabites) Avec ce regroupement, il fonctionne sous la juridiction de l’A.SU.MA (Assemblée des Supérieurs Majeurs) qui lui assure la couverture de son Association Sans But Lucratif (A.s.b.l) Cette année les Carmes comptent dans ce consortium : six étudiants en 1ère année, trois en 2ième et quatre en 3ième. Tous habiteront, à commencer par cette année, au Scolasticat Edith Stein dont les constructions touchent déjà à leur fin. Sur les deux bâtiments prévus, un seul est terminé et est déjà opérationnel. Un autre est en train de subir encore quelques travaux de finissage qui tendent, eux aussi, sûrement vers la fin. Ces deux bâtiments contiendront en tout et pour tout : quatre chambres pour les formateurs et une vingtaine autres pour les jeunes en formation, des bureaux pour l’administration, une grande bibliothèque et une grande salle. C’est après tous ces travaux qu’on procédera au transfert des frères étudiants en philosophie de Karhale à Muhumba et qui auront comme responsables : le Père Jérôme Ndaye et le Père Joseph Kayembe, respectivement supérieur et socius. Les jeunes en propédeutiques, quant à eux, seront encadrés par le Père Roger Tshimanga (Recteur) et le Père Michel Guttiérez (Maître). Ils bénéficieront aussi du concours des frères Albert Tampwo et Tharcisse Lyonze qui y font leur stage prévu après le premier cycle de théologie. Comme on le voit, les deux maisons seront dorénavant séparées mais ne seront pas opposées pour autant. Les formateurs prévoient des temps de rencontres qui auront pour but de réconforter les liens de fraternels, tels les moments des grandes fêtes carmélitaines et patronales. On peut aussi ajouter à cela, les occasions des travaux manuels à effectuer ensemble soit à Karhale soit à Muhumba. Pour l’instant, au scolasticat Saint Jean de la Croix à Karhale, l’heure est à l’initiation, à l’apprentissage et à la transition. Avant de s’en aller à Muhumba, les anciens prennent soin d’apprendre aux cinq nouveaux propédeutes les habitudes de la maison. Notons enfin qu’au scolasticat Edith Stein, y habitent déjà les postulants étudiants en première année de philosophie encadrés par le Père Michel. Tout compte fait, les carmes déchaux qui oeuvrent dans le domaine de la formation à Bukavu ont en leur charge, pour cette année, dix huit jeunes, ce qui n’est pas une mince affaire dans la conjoncture actuelle de la crise économique mondiale. Nous prions Dieu pour qu’il fasse se lever des personnes de bonne volonté pour voler au secours de leurs formateurs qui se donnent corps et âme à la formation de la jeunesse carmélitaine. On ne le dira jamais assez : la formation est un service qui demande beaucoup de sacrifice surtout que ces maisons de formation sont situées dans des zones qui ont connues des guerres à répétition et connaissent actuellement une période d’insécurité. |
|---|