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Dans une famille, les petits mots d’encouragements sont importants. Ils réconfortent les liens fraternels. Ils consolident les relations. Tout le monde le sait : Les carmes et les carmélites ont été frappés par cette épreuve de deuil. Il est maintenant venu le temps de s’encourager mutuellement et de se serrer les coudes pour l’avenir. Il n’est donc pas inutile qu’au bout de la dure épreuve, de se dire fraternellement merci.
C’est ici le lieu de dire que les carmélites missionnaires thérésiennes de Bukavu, de Goma, du Rwanda et du Kenya, comme les femmes fortes de l’évangile qui suivaient pas à pas le chemin de la croix, ont été présentes sur tous les fronts. On les a retrouvées au four et au moulin, comme on dit. Certaines ont interdit tout sommeil à leurs yeux et tout répit à leurs paupières avant que les funérailles ne prennent fin. Sans leur apport, sans la touche de nos sœurs, quelque chose aurait manqué dans la belle et parfaite organisation de ces funérailles. Leur présence et leur engagement nous sont allés droit au cœur. Présence discrète pour les unes, présence agissante pour les autres. Présence fraternelle pour toutes.
Merci aux sœurs Delphine, Gertrude, Thérèse et Marthe. Elles ont mis en pratique leurs sciences infirmières. Elles ont joué un rôle sans pareil à la morgue ! Ce sont elles qui ont pris soin des dépouilles : nettoyage, formolisation, habillage etc. Pour la bonne conservation des corps, elles ont fait le choix du formol de 40%, un formol fortement piquant. Il fallait être fort pour résister pendant la formolisations des dépouilles. Qui parmi nous a versé des larmes plus qu’elles? Larmes du deuil et larmes provoquées par le formol, toutes les larmes confondues! Elles ont fait couler beaucoup de larmes nos braves sœurs !
Bravo à la sœur Aimée Maheshe. Elle a joué le rôle de pont entre la famille carmélitaine en deuil et les autorités de l’Eglise catholique de Bukavu ainsi qu’auprès des autorités tant civiles que militaires. Les fruits sont palpables : l’obtention du permis de l’inhumation et autres documents. C’est elle qui a escorté le gros camion de la dixième région militaire pour extraire le véhicule embourbé à plus d’une trentaine de mètres sous le lac Kivu. Tu ne seras jamais remerciée assez pour cette énergie que tu as puisée au fond de toi…que le Seigneur t’en donne d’autres pour ta nouvelle mission que tu effectueras bientôt à Goma.
Une félicitation discrète à la sœur Gemma Miro, celle que nous aimons appeler affectueusement « Dada » (Grande sœur)… ses doigts ont brodé de beaux draps qui ont recouverts les corps de nos frères et de notre sœur… chaque drap portait une inscription propre : « P. Théophile » « Sr. Espérance » « Fr. Patrick »… Comme Marie Madeleine, vous avez pensé au linceul de vos petits frères et de votre petite sœur. Beaucoup d’yeux n’ont pas vus cette œuvre, beaucoup n’ont pas contemplé la touche d’une couturière achevée que vous êtes. Soyez rassuré : Dieu qui voit dans le secret vous le rendra au centuple !
Nous n’oublions pas les autres délégations des carmélites missionnaires thérésiennes venues de Goma, du Rwanda et du Kenya (Mama Beata et Dada Cécile). Elles sont venues se joindre à nous pour que l’union fasse la force ! Celles-là se sont vite adaptées et se sont mises en service là où le besoin se faisait sentir. Merci pour votre souplesse ! Votre présence nous a consolée.
Nous avons encore en tête l’image de cette veillée de prière organisée à la Cathédrale Notre Dame de la Paix à l’intention de nos frères et de notre sœur. C’est toutes les carmélites missionnaires thérésiennes qui s’y sont investies. Quand vos frères carmes courraient de gauche à droite pour une juste cause, vous étiez déjà-là, dans la Maison de Dieu… Vous aviez pris le devant pour prier et faire prier cette foule nombreuse venue pour se recueillir en mémoire des disparus. Belle liturgie, sobre, ponctuée de silence et d’adoration ! Merci aux sœurs Marie-Thérèse Kavira et Célestine Ngeli et à toute l’équipe de la liturgie. Vous avez bâtie un bon programme. Soyez-en remerciées !
Coup de chapeau aux sœurs Angeline et Eunice pour avoir bien préparé l’organisation parfaite dans le domaine du matériel et plus particulièrement du verre d’amitié après l’enterrement … Vous avez été pratiques. Merci pour le sens de l’organisation et pour votre créativité ! Votre discrétion nous a marquée.
D’autres sœurs, pour immortaliser l’événement se sont même improvisées des photographes, véritables chasseuses d’images… Les unes avec des appareils de photos, les autres avec téléphones portables. Tout était mis à profit pour qu’aucune étape des funérailles ne leur échappe. Sœur Catherine et toutes les autres… Vous nous avez aidées à avoir des photos souvenir pour les archives. Merci à vous !
Les novices carmélites missionnaires thérésiennes! Nous ne les avons pas oubliées. Elles se sont dépassées pour rendre service. Elles ont refoulé leurs larmes pour servir celles et ceux qui nous ont accompagné quatre jour durant. Notre confrère Théophile fut leur professeur de Christologie à l’inter noviciat. Merci de l’avoir fait pour lui et pour la famille carmélitaine.
Et tous ces infatigables missionnaires Laïcs Palautiens de Goma et de Bukavu qui se sont insérés dans divers offices sans réserve. Ils ont fait preuve qu’ils sont vraiment de la famille carmélitaine. Nous vous encourageons d’aller toujours dans l’avant dans votre engagement.
Que toutes les carmélites missionnaires thérésiennes, chacune par son nom, trouvent ici l’expression de notre fraternité carmélitaine…
ASANTHE KWA YOTE! THANK YOU! MURAKOZE CYANE ! KOKO BUHENENE ! MERCI BEAUCOUP POUR LA COLLABORATION FRATERNELLE!
Vos frères Carmes déchaux de Goma et de Bukavu |