Saint Albert naquit à Trapani au XIIIème siècle. Il est entré dans l’Ordre Carmélitain, où il excelle par l’ardeur de sa prédication et la réputation de faire des miracles. Elu prieur provincial pour la Sicile , il s’établit à Messine. En 1301, durant le siège angevin , il délivre la ville de la famine . Il fut un exemple de pureté et de prière, il meurt à Messine le 7 aout 1307. Très vénéré dans tout l’Ordre, comme premier Saint carmélitain déclaré tel par l’Eglise (Callixte III en 1457 et Sixte IV en 1476), Saint Albert fut aussi considéré comme patron et protecteur de l’Ordre.En 1524 on ordonna que statue soit mise sur le siège du chapitre général et le prieur général , Nicolas Audet voulut que dans chaque église carmélitaine un autel lui fut consacré. Au témoignage de cette vénération diffuse , nous pouvons ajouter que nous savons que la Sainte Mère fut aussi dévote de ce “glorieux père”. Divers témoignages ns rappellent la grande dévotion de Sainte Thérèse d’Avila pour Saint Albert . Le P.Thomas Avarez , ocd, a consacré une étude à cette initiative singulière de Sainte Thérèse(“Una empresa editorial de Santa Teresa. La vida y milagros de San Alberto”(1582), in Monte Carmelo, Burgos 1993, nº 2). En effet Sainte Thérèse s’occupe de faire connaitre et de divulguer la dévotion envers le Saint Carme Sicilien, qu’elle vénérait “come père et avocat, elle finit par charger le dominicain le p. Diego de Yanguas d’écrire un livret , “La vie et les miracles de Saint Albert”. Cette petite oeuvre destinée à ses moniales, devait être publiée conjointement avec “Le chemin de Perfection”. Le volume projetté devait être publié à Lisbonne en février 1583, mais “La vie de Saint Albert”, insérée dans le volume porte la date de 1582, pour celà le P. Thomas Avarez se demande s’il est possible que la Ste Mère ait eu le temps d’avoir entre les mains l’ouvrage imprimé. |