Theresianum Kinshasa en la solennité de saint Jean de la Croix

En raison de préparation à la solennité du Père Saint Jean de la Croix, notre communauté du Theresianum Kinshasa a souhaité marquer la circonstance d'une manière qui lui était tant normale que propre. Une neuvaine dédiée à Jean de la Croix du 05 au 13 décembre. Voilà qui lui est normal, car, comme l'on dit les penseurs chrétiens, toute activité finie dans la spirituelle. La prière reste donc la manière la plus normale pour elle de se préparer à une solennité comme celle-ci. Au terme de la neuvaine, une petite réception est organisée pour les membres de la communauté et pour quelques invités. C'est dans la manière d'organiser, de cette réception, que la communauté du Theresianum a gardé sa singularité. Laissez-nous vous détailler ces deux événements…

Au sujet de la neuvaine à Saint Jean de la Croix, Père du Carmel réformé, disons que celle-ci était une préparation tout à fait spirituelle à la grande solennité de la figure de proue du Carmel qui s'impose en même temps comme docteur et mystique de l'Eglise catholique romaine toute entière.

Durant cette neuvaine qui s'étendait du 5 au 13 décembre et qui préparait le quatorzième jour du même mois réservé explicitement à la grande figure du Carmel thérésien, les frères de notre communauté du Theresianum Kinshasa ont axés leurs prières sur la méditation de " flamme d'amour " d'Ange Helly, demandant à Dieu d'être à la suite du Christ à l'instar de leur Père réformateur ; saint Jean de la Croix. Pendant neuf jours de prières intenses dédiées à saint Jean de la Croix, l'image du saint était mise en honneur dans la chapelle du Theresianum. Autour d'elle, les bougies sans cesse allumées sur un chandelier luxueux avec des fleurs multicoloresqui attirait le regard et l'étonnement des fidèles chrétiens peu fréquents dans cette chapelle en semaine.

Contrairement aux huit autres jours, le neuvième jour de la neuvaine apporte du nouveau ; elle était matinale au lieu d'être vespérale. Cette modification venait du savoir faire de l'équipe liturgique de notre communauté qui prévoyait déjà la solennité qui commencerait sans doute avec les premières vêpres. C 'est cela l'ingéniosité de leur initiative. Le soir du neuvième jour de la neuvaine, c'est-à-dire la veille au soir de la solennité, le président de la liturgie, le Frère Marie-Paul Diammbilayi que nous citons de notre mieux, a ouvert les premières vêpres par une annonce officielle invitant la communauté à entrer dans la solennité. Ces premières vêpres ont été bien chantées par les choeurs de frères habillés dans l'habit de l'Ordre, on dirait des anges qui louent Dieu pour l'entrée triomphale de saint Jean de la Croix au ciel.

Quant à la réception, précisons qu'elle a eu lieu dans la soirée du 14 décembre dans la communauté. En effet, après neuf jours de préparation spirituelle à cette solennité de Saint Jean de la Croix, le 14 décembre 2006 était organisé de manière habituelle. La messe matinale à caractère solennel était célébrée comme toutes les messes de solennité en semaine. Toute la journée était comme d'ordinaire. Rien d'extraordinaire, rien qui porterait à penser à une fête dans la communauté. Aucune activité présente à l'horaire n'était suspendue ; les recherches, les études, le sport, l'Adoration… tout a été respecté.

Néanmoins, une surprise était réservée à la soirée de la solennité. Après les vêpres suivies des complies et de l'hymne de " Flos carmeli ", c'était le début de la soirée. Cette surprise était exceptionnellement marquée par la présence des car mes déchaux de nos deux communautés de Kinshasa ; la communauté saint Joseph et celle du Theresianum, mais aussi d'un représentant des Carmes séculiers ainsi que quelques amis du carmel. Tous étaient réunis autour d'une longue table supplantée des mets divers placée devant la piscine dans la cours intérieure. Les bougies entouraient de leur éclairage les Frères. Une musique douce unie au mouvement alternatif d'aller-retour des Frères à la table de service rythme la soirée. Le partage d'un verre et l'amour de vivre la fraternité animent les Frères qui ne tardent pas de manifester leur joie en exécutant quelques pas de danse. C'était singulièrement un climat de joie riche en couleur !

Par Fr. Onésime Mumbere